Voy. le chapitre suivant
DEBITS DE LA riLEKRE HE CENT ANS 2 1
tant nictlil ', qui même à la cour n'était ni aimée, ni respectée -; avide de domination "*, vindicative et impitoyable dans ses haines '♦ ; vite oubliée par le Koi •', sur lequel elle avait eu un complet ascendant ••.
\ I. — Si jeune (jue fût encore le fils aine du duc de Normandie, il dut ressentir et garder une vive impression des revers qui assombrirent la fin (lu règne de Philippe \ 1. Après Crécy, il vit le retour humilié du roi de France, d'autant plus diminuéparla défaite, que les causes en apparaissaient à tous les yeux, et que déjà le mécontentement populaire les dénonçait non sans hardiesse '. La fatale journée mettait doublement en deuil la famille royale. Le comte d'Alenron, le grand-oncle de Charles, le roi de Bohême, son grand-père, étaient restés sur le champ de bataille.
Un des plus cmou\ants récits de Froissart a fixé dans toutes les mémoires les dernières paroles de Jean de Bohême et les circonstances de sa morl^. Au premier appel adressé par Philippe VI à c ses bons
I. Les lémoLgiiagcs contre elle alioiident, même en écartant, si on le Nent, celui de P. Cochon (Chroii. normande, ôg, ■jb) comme trop partial, ^oy. Froissart, I, a* p., 3o3 ; III, 3^8, 249 ; Chron. des quatre premiers Vrd'jis, cdit. S. Luce, p. 18 ; Chron. par. anon.du \IV' s , p. i50, n° 353. Tous ces textes ont été rapproches et commenlés par Brachet. Pathologie mentale, etc., p. 4<i3-473.
3. Philippe de Moustiers, le premier écuyer et le maître de l'écurie du roi Philippe VI, que l'on pendit le i" juin i33'i, n'était pas seulement accusé de nombreux larcins, mais aussi de « plusieurs injurieuses parollez ». qu'il avait proférées contre le roi et la reine. « Geste roynnc, avait-il dit dans un dîner où il croyait n'avoir convié que ses amis, est une mamaise famé, et je sray bien par qui m'en vouldroit croire que elle et le roy seroient départis ; et il scroil bon à faire. » (Chron. i>ar. anon.,i>. i55-i50, n" 253).
3. Chron. des quatre premiers Valois, p. 18 : « La maie royne boiteuse Jchanne de Bourgogne estoit comme roy... ».
4. On pourra se reporter aux textes indiqués plus haut. Je me bornerai à en citer un seul : « Quand elle avoil aquellié en haine un baron ou un chevalier, quels qu'il fusl, se il estoit tenus ne trouvés, il en estoit ordonné et il convenoit qu'il fust mors. » (Froissart, Chron., 1, 2' p., 3o3,)
5. Jeanne mourut de la peste le 12 décembre loVj. Le 11 janvier suivant, Philippe VI se remariait avec sa cousine Blanche de ^'a^ar^e, sœur de Charles le Mauvais. {Chron. des quatre premiers Valois, p. 18.)