Ibid
II. Ibid. : « Mais pour ce que les plus grans et les plus puissans de Ghampaigne n'estoient pas là, si comme disoit le dit conle, il requist au dit régent que il leur vousist donner une autre journée, pour euls assemblera Vertus en Ghampaigne ■>. — Vertus ; Marne, arr' de Ghàlons: cli. 1 de c°°.
5. « ... et bien li dist le dit conte que les diz Champenois ne yroienl plus à Paris ».
G. Ibid.
382 RUPTURE DU DAUPtîlN AVF.C LES PARISIENS
tés, si Jean de Conflans, le maréchal de Champagne, tué au Palais, avait, pour quelque motif connu de lui, mérité la mort. Il ne voulait rien dire de Robert de Clermont, étant certain que « ceux de son pays )) sauraient faire leur devoir. La réponse du dauphin fut que ses maréchaux lavaient bien servi, bien conseillé, et en toute loyauté ; jamais il n'avait eu connaissance du contraire ^ Sur quoi, le comte de Braisne reprit : « iMonseigneur, nous tous Champenois, qui sommes ici, nous vous remercions de ce que vous nous avez dit, et nous comptons que vous ferez bonne justice des hommes qui, sans cause, ont fait mourir notre ami - o. La réunion prit fin sur ces dernières paroles et le régent alla dîner avec ceux des Champenois qui voulurent le suivre, « car il les avait tous conviés » 3.
Dès le lendemain (ii avril), il partait de Provins 'k On peut, en effet, s'en tenir au témoignage des Grandes Chroniques et ne pas retarder d'un jour le départ du dauphin, pour l'unique raison qu'un mandement du [2 avril, donné en son nom, est encore daté de Provins"'. Les usages de la chancellerie sont assez connus, pour que cette contradiction apparente s'explique le plus facilement du monde''. L'acte est toutefois intéressant par lui-même et vaut qu'on s'y arrête, en raison de son objet, et parce qu'il en a été tiré des conséquences exagérées. C'est un ordre du régent, aux « généraux élus à Paris », de faire payer,
1. Gr. Chron., Yl, 102 :« Le quel régent respondi que il tenoit et creoit fermement que le dit mareschal de Ghampaignc et le dit mess. Robert de Clermont l'avoient servi et conseillié bien et loialment, et n'avoit onques sceii le contraire ».