‹ Histoire de Charles VChapitre 325 sur 381 · Gr, Clir., VI · texte numérisé non relu

Gr, Clir., VI

2. Ibid. : « tt le dit rcgent li dist (juc il ainioil la ville de Paris, et que il savoit bien que en jcelle avoit de bonnes gens, mais aucuns qui y estoicnt li avoicnl fait pluseurs grans vilienies et desplaisirs, comme de tuer ses gens en sa présence, de prendre son cbastel du Louvre et s'artillerie, et pluseurs autres despiz li a\oient faiz ».

3. Ibid. : « Si n"avoit pas entencion de entrer à Paris jusques à ce que ces choses li fussent adreciées. El rcquist au dit roy que il feusl avecques lui et li aidast à les adrecier ».

/i. (ir. Chr., M, iii. L'exécution eut lieu le 29 mai.

5 « Le maitre du pont » ou « du grand pont de Paris », appelé aussi » le maître de l'arche », était le chef du service du pilotage sur la Seine, dans la traversée de Paris. Ce pilotage était obligatoire et nécessaire, à cause de l'étroitesse de l'arche destinée au passage des bateaux, et des barrages établis aux abords des ponts (Lecaron, Orig. de la municipalité paris., p. i3i et suiv.).

6. Ce nom, tel qu'il est donné par les Gr. Chr. soulève une difTicullé à peu près insoluble. Dans les lettres d'abolition pour la ville de Paris (Ordonn., IV, 8/17), ceux qui ont été mis à mort « soubz umbre et couleur de justice et sans cause raisonnable » sont appelés Jean Perret et Thomas Foquant (ou Foquaut). Des lettres du régent données à « Montreuil cn-Forc-Yonne )',le 7 juin i358, portent : « Comme feu

ÉTATS GÉNÉRÂT! DE COMPIÈOE SqI

réfj^ent'. Leurs corps furent ensuite écartelcs, et les « quartiers », pendus au\ entrées do la ville'-.

Les Etals de Compiègne accordèrent, pour toute la langue d'oïl, un subside « pareil » à celui que les Etats de Provins et de Vertus avaient octroyé pour la Champagne '^ Aux ternies d'une ordonnance, rendue le i!i mai, après la clôture de la session l'aide avait un triple objet : le fait des guerres, la délivrance du Roi et la défense du royaume''. On remarquera qu'il est, pour la première fois, fait allusion à la ranron de .loan 11. C'était une conséquence des négociations en cours, et, comme ce point sera repris ultérieurement, je

moslrc Thomas Foiiqiiaiit. mrstrc charpentier de Mon*, et le noslre, à l'instigacion et pourchas daiicnns ses malvcillans, ait naguieres esté pris et emprisonnez en la ville de Paris par le prevost des marchans et les cschevins d'ycelle.ct contre lui aient esté proposez et à lui imposez phiseiirs et grans cas criminelz et énormes, et pour ycciilz ait esté par les diz prevost des marchans et cschevins exécutez, justicicz et mis à mort en la dicte ville de Paris etc. » (Arch. nal., JJ. 86, fol. 'i6-i6", n* 138). Comme on le voit, il n'y a pas de doute sur le sort qu'a subi le maîlre-charpcnticr du Roi, mais, d'autre part, il paraît impossible d'identifier Henri Mclret avec Thomas Foiiqiiant (ou Fnuqnautl. — Le charpentier on maître charpentier du Roi était un jiorsoiinafre important, missurle même pied que le maçon ou maître-maçon du Roi. Or, on sait que Raymmid du Temple, l'architecte du Louvre, ne se qualifiait point autrement que « maitre-inacon » ou « maçon du Roi ».

Il est à remarquer que dans les lettres précitées, le réf^ent, tout en rendant à la femme et aux enfants de Thomas F"., les biens qui auraient été confisqués, ?'il eût été coupable, ne prend pas nettement parti pour lui. C'est sans doute en vertu du système de dissimulation qui, en juillet i358, faisait traiter Jean Maillart comme un rebelle (Secousse, Recueil, 79-80).

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