‹ Histoire de Charles VChapitre 335 sur 381 · Flammermont, op. cil., p. i3i · texte numérisé non relu

Flammermont, op. cil., p. i3i

G. Froissart, V, 99 : <i Et ne furent mies cent hommes li premier, et disent que tout li noble dou royalme de France, chevalier et escuier, trahissoient le royaume, et que ce seroit grans biens, qui tous les deftruiroit. Cescuns d'yaus dist : « 11 dist

GLII.I.AIME CALE ^oS

Toutes les insurrections populaires se ressemblent. A ces paysans ignorants et indisciplinés, il fallait des chefs. Ils n'allèrent pas les chercher bien loin; ils les prirent au milieu d'eux, dans leurs propres villages, parmi ceux qui avaient quelque expérience de la guerre*. Qu'était-ce que ce Huillaume Cale ( karic ou Charles»-, dont ils liront leur (( capitaine général? d ^. Ln beau parleur cl un bel homme qui, par son prestige extérieur, imposait à la multitude*. Il avait a vu la guerre » ; c'était aussi le cas d'un Hospitalier qu'on lui adjoignit, et qui seul était en état de le seconder utilement >». Cale aurait voulu décliner le commandement, mais il y allait de la vie. Il dut s'exécuter, toute résistance étant inutile*^. On le vit bien i)arcequi arriva, peu de temps après l'alTaire de Sainl-Leu, à deux membres d'une même famille : Jean Bernicr, de Villcrs Saint-Pol, et Jean Dernier, de Montataire". Ils étaient allés ensemble à Meaux, pour prier le régent d'envoyer à Senlisle sire de Saint-Sauflieu comme capitaine général **. Lorsqu'ils reviniont,

voir, il disl voir ; hormis soit [ce!i| par qui il ileinorra que loul li gentil liorae ne soient deslruit. » Tout le passage est presque textuellement pris de Jean le Bel, II, aôG.

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