‹ Histoire de Charles VChapitre 339 sur 381 · Jean le Bel, H, 256-258. — Froissart, \, gy-ioi · texte numérisé non relu

Jean le Bel, H, 256-258. — Froissart, \, gy-ioi

4 A. Coville, Histoire de France (publiée sous la direction de M. E. Lavisse), IV, i, p. i3/i-i35.

5. Jean de Venette et Etienne Marcel, dans sa lettre du 18 juillet i358à la municipalité d'Ypres, sont aussi durs pour les Jacques que Froissart lui-même. Voy. en ce sens, Flammermont, op. cit., p. i33.

G. Flammermont, op. cit., i3i.

/io6 RUPTURE DU DAUPHIN AVEC LES PARISIENS

une révolution sociale serait peut-être sortie de cette insurrection locale, et nul ne saurait dire quelles en eussent été les suites *. Mais l'alliance offerte fut repoussée, et là même où l'on avait paru l'accepter, le désaveu ne tarda pas à venir, formulé avec une sévérité, que les chroniques les plus partiales ont à peine égalée 2.

Cale s'était tout d'abord dirigé sur Compiègne ; il y éprouva une première désillusion. Les bourgeois, après avoir juré aux nobles, qui s'étaient réfugiés dans la ville, de ne pas les abandonner, fermèrent leurs portes et refusèrent de recevoir les Jacques 3. Ceux-ci se replièrent sur Senlis. Ils n'y furent pas accueillis non plus, mais les bourgeois se joignirent à eux, pour détruire les châteaux du voisinage, oij ils voyaient un obstacle, au moins éventuel, à leurs relations commerciales avec le reste du pays. C'est alors que furent ruinés le manoir de Sottemont sous les murs de Senlis, les châteaux de Chantilly, de Courteuil, de Brasseuse, de Fontaine-les-Cornu, la forteresse de Thiers '*. Le château d'Ermenonville^ fut également assailli et saccagé, tout à la fois par les Jacques et par un détachement parisien qu'Etienne Marcel avait envoyé en Beauvaisis '°.

Vl. — De bonne heure, Guillaume Cale s'était mis en rapport avec le prévôt des marchands, pour lui demander son appui, et le prier d'user de son inlluence sur les paysans, afin de modérer leurs excès'. Etienne

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