Chr, des quatre premiers f'alois
2. Chroniques, Y, 10G-107 : « El ardirent ses gens (du régent) autour do Paris tous les villages qui n'cstoicnt freniés, pour miculz casliier chiaus do Paris ; et se Paris n'cuist esté adonc fortefiié, ensi que elle est, ellceuist sans faute esté destruite. »
,3. Gr. Chr.. VI, uo : « Et n'osoit homme issir de Paris de celle part, ne entrer aussi ; mais pas pluseurs foiz en issoit en bataille ; mais tousjours perdoient plus que ilz ne gaignoient et en y et pluseurs mors. «
'i. 76k/. « ... en l'ostel du Séjour, aus Quarrieres... » — Les Carrières ; Seine, c" de Charenton. — Ce « Séjour », au sens originaire du mot, était tout d'abord une sorte de dépôt, où les chevaux du Roi étaient nourris et gardés, en attendant qu'on eût à s'en servir. Une résidence royale fut certainement annexée au « Séjour » des Carrières. Je ne crois pas, malgré la supposition de l'abbé Lebeuf, qu'il y eût à Conflans, tout à côté des Carrières, un autre logis ou hôtel royal. La même demeure a pu prendre l'un ou l'autre nom (il ne faut pas oublier que l'église paroissiale du futur bourg de Charenton était à Conflans). Voy. Lebeuf, Hist. de la ville et de tout le diocèse de Paris. Paris, Féchoz, t. H, i883, in 8", p. 36i-365. — Ord. des rois de France, t. VF, p. 703 et n. c.
5. Gr, Chr., VI, 119-120 : » Et le dit roy de Navarre s'en retourna et entra en la ville de Saint-Denys, le quel roy estoit allez avecques ceuls de Paris contre le dit régent, leur droit seigneur. Et si avoit en la compaignie dudit roy grant foison ennemis du Roy et du royaume de France, Anglois et autres, que le dit roy de Na-
!l2\ FIN DE I.V RKVOLLTIO.N PARISIENNE
Le 8 juillet, eut lieu une entrevue solennelle du régent et de Charles le Mauvais, sous les auspices de la reine Jeanne et de trois commissaires pontificaux : l'archevêque de Lyon, Raymond Saquet, l'évêque de Paris. Jean de Meulan, et le prieur de Saint-Martin-des-Champs, Jean du Pin. L'objet de la conférence était tout à la fois de faire conclure un accord durable entre les deux beaux-frères et d'étouffer dans le royaume l'esprit de rébellion contre le Roi et le dauphin, que des événements récents avaient révélé, et dont Innocent VI avait été fort ému *. Le but que se proposait le Pape fut manqué, et, des efforts, renouvelés avec une persévérance que les échecs antérieurs ne décourageaient pas, il ne devait rester deux jours plus tard que le souvenir. Un grand pavillon avait été dressé près de l'abbaye de Saint-Antoine, au lieu dit le Moulin à vent -. Le régent déploya pour la circonstance un certain appareil guerrier; il avait mis sur pied presque toute son armée, — plus de I3.000 hommes disposés en quatre batailles. Le roi de Navarre était moins bien accompagné. Sa troupe, qui n'allait pas à plus de 800 combattants, se tint sur une petite hauteur, entre Charonne et Montreuil, à distance des « batailles » du régent 3,
La conférence dura longtemps. Elle aboutit à un arrangement pécu-
varrc avoit fait venir des garnisous angloiclies d'Esparnon et d'autre part. » — Sur la présence des Anglais dans l'armée de Charles le Mauvais, voy. une note de Simcon Lucc réfutant une assertion gratuite de Perrens [Froissart, V, xxxii, n. 2).
1. Innocent VI avait voulu intéresser et associer l'Université de Paris à cette œuvre de pacification. C'est par une lettre qu'il lui adressa, à la date du 18 juin, que nous connaissons les noms des commissaires pontificaux el l'objet de leur mission. Leur présence à la conférence du 8 juillet est attestée par une lettre du régent qui sera citée plus loin (p. 420, n. 4). Voy. Du Boulay, llistoria Univers. Paris, IV, 3^5 ; Dsnifle et Châtelain, Charlulariuni, III, 55 ; Ch. Jourdain, UUniversilé de Paris au temps d'Etienne Marcel, p. 20.
2. Gr. Clir., VI, 120 : « Le dymenche viu' jour de juillet ensuyvant, assemblèrent les diz régent el roy de Navarre en un paveillon, qui, pour ce,fu tendu près de saint Anthoine, en un lieu que l'en dit le Molin à venl, pour acorder ensemble certain Iraictié que la royne Jehanne avoit pourparlé. » Ce Moulin-à-vent, situé dans l'axe de la rue Saint Antoine, entre l'abbaye de femmes du même nom et le bois de Vincenncs, avait une notoriété lugubre. C'est tout auprès que furent brûlés cinquante-quatre templiers, le 12 mai i3io [Gr. Chr., V, 187).
3. Gr. Chron.,\\, 120-121. « Et estoient les batailles du dit rcgcnl toutes ordenées as champ en ini batailles, où l'en eslimoit bien xii" hommes d'armes de fait et plus. Et les gens du roy de Navarre furent en bataille sur une petite montaigne près de Monstereil et de Charronne, et n'estoient pas plus de vui cenz combatans, si comme l'en les estimoit. Et pour ce que ilz estoient si petit nombre n'aprouchierent-ilz point le dit paveillon, ne les batailles du dit régent. «