Ibid., VI
Contin. Chron. G. de Nangiaco, II, 2C0 : « Quod videntes prœpositus mercatorum atque cives, cum bona multiludine Corbohum accesserunt in armis, illos ejecerunl, pontem eis nocuum destruxerunt, etcum Isetitia sani et hilares Parisiusredierunt ». L'erreur géographique oia tombe le chroniqueur ne permet guère d'adopter cette version de l'événement. — Chron. des quatre premiers Valois, 81 : « Après midi les Angloiz yessirent de Paris et alerent au pont de Charenton c[ue gardoit le Besgne de Villaines. Et là, ouït une forte escarmuche et aspre, et vint de Paris bateauï d'armée. Et furent ceulx du pont si fort assailliz qu'ilz recullèrent contre ceulx de Paris «.
3. Ibid., 12G. — Rigaut de Fontaines fut pris par un .\nglais de la garnison de Saint-Cloud (Arch. nat., JJ. 80, fol. l'iy-i'ib, n° 389. — S. Luce, Froissarl, V, XXXII, n. a).
LE LICENCIEMENT DE l'aRMKE DL RÉGEM ^35
longèrent jusqu'à la nuit '. Elles n'avaient pas pris fin que la reine Jeanne, avait déjà renoué les négociations -,
Elles durèrent plusieurs jours •^. Le jeudi 19 juillet, une conférence eut lieu sur l'un des bateaux du pont établi en face des Carrières. Dans l'après-midi de ce jour se présentèrent, à la tête de pont de la rive gauche '*. le roi de Navarre, les trois messagers du Pape, c'est-àdire l'archevêque de Lyon, l'cvêque de Paris et le prieur de Saint- Martin-des-Champs, l'éclievin Jean Bclot, Colin le Flamand et quelques autres Parisiens. Us s'étaient fait accompagner d'une escorte de gens d'armes et d'archers. Le dauphin et sa suite, peu nombreuse, étaient, au contraire, tous sans armes •"'. Le résultat de l'entrevue fut que les habitants de Paris prieraient le régent de leur pardonner et qu'il accueillerait leur requête ; mais ils devaient se mettre à sa merci et accepter les conditions (ju'il fixerait, d'accord avec quatre arbitres désignés : la reine Jeanne, le roi de Navarre, le duc d'Orléans et le comte d'Etampes *». Toutes les alliances, tous les accords faits entre les Parisiens et le roi de Navarre ou les bonnes villes du royaume demeuraient en vigueur ''. De son côté, le régent ferait ouvrir u tous passages de ports et de rivières », afin que Paris pûtêtreapprovisionnéde denrées et de marchandises comme auparavant ^. Rendez-vous fut pris
1. Gr. Clii'.. VI. i2G. <{ El pour ce que l'en crioit à l'arme vers Paris, ou cousté vers .Saint-Anthoinc, et disoit l'en que ceiils de Paris estoient issuz de celle part, les genz d'armes se trairent vers là, et furent les batailles rengiés sur les champs. Et y ot des escarmuches toute jour jusques à la nuit, et y perdirent ceuls de Paris plus que ilz ne gaaignerent. Toutesvoies touz ceuls qui issirent de Paris, tant d'une part de Paris comme d'autre estoient le plus Anglois ».