Ibid., p
8. Ibid. « Et le dit régent devoit faire ou^Ti^ tous passaiges de ri\ieres et autres, afin que toutes denrées et marchandises peussent estre portées et menées à Paris ».
pour le mardi suivant, 2/i juillet, à Lagny-^ur-Marne, afin d'y parfaire le traité * en précisant les conditions de l'amnistie. Qu'était-ce qu'un traité, à ce point provisoire et incomplet ? Néanmoins, on publia immédiatement dans l'armée du dauphin qu'il y avait paix entre lui et les habitants de Paris. L'armée se « délogea », et un grand nombre des hommes d'armes qui la composaient se retirèrent purement et simplement "^.
L'impossibilité de tenir plus longtemps sur pied une force aussi considérable put seule décider le régent à se contenter d'une paix illusoire. 11 lui fallait un prétexte pour lever le siège de Paris, sans trahir ses embarras par une retraite trop précipitée. Les gentilshommes placés sous ses ordres étaient las d'une guerre plus longue et moins facile qu'ils ne l'avaient prévue. Plusieurs d'entre eux étaient désireux de retourner à leurs châteaux, pillés ou incendiés par les Jacques, menacés encore, s'ils avaient échappé à la destruction, de tomber aux mains de quelque capitaine d'aventuriers. La solde de ceux qu'il avait fallu payer — les plus nombreux, la totalité peut-être, — avait été une lourde charge. Le licenciement de l'armée s'imposait •*.
A Paris, la cessation des hostilités ne fut pas prise au sérieux. Lorsque le vendredi 20 juillet, des partisans du régent voulurent entrer dane la ville, on leur demanda à qui ils étaient, et quand ils eurent répondu : u Au duc 0, on leur dit : u Allez à votre duc ! '' ».
Mathieu Gayte, qui était alors trésorier de France, avait réussi â se glisser dans la place, soit pour ses « besognes », soit plutôt pour