Gr. Chron., VI
2. Ibid. : a Et ce fait, lu publié en l'ost que il avoit bonne paix entre le dit régent et ceulz de Paris. Et pour ce se deslogierent les gens et s'en partirent pluseurs celui jour. »
La dislocation de l'armée eut lieu du 19 au 20 juillet. Le daupliin lui-même confirme cette date dans sa lettre au comte de Savoie : « ...et y fusmes (à Paris) à siège environ xxii jours (29 juin-20 juillet} ».
3. Gr. Chr., ibid. Le licenciement de l'armée s'effectua bien réellement : « et combien, écrit le dauphin, que nous ne fussions pas assez fors pour combatre aus diz roy et .\nglois, quant nous entrasmes en nostre dicte ville, pource que en bonne foy nous en avions envoyé après la paiz faicte, comme dit est, la plus grant partie de noz genz... • (Lettre au comte de Savoie).
/4. Gr. Chr., ibid. : «, Et le landemain, jour de venredy, xx° jour du dit mois, pluseurs alerent vers Paris qui y vouldrent entrer pour les besoignes que ilz y avoient à faire, les quelz l'en n'y voust laissier entrer. Mais leur demandoit l'en à cul ilz estoient ; et quant ilz respondoient que ilz estoienl au duc, ceuls de Paris leur dizoient : « Alez à vostre duc ».
LE F.ICENCIEMENT DE l'aRMÉE DU REGENT /jS"
cellcs du dauphin, mais il fut reconnu et en grand danger d'être tué. Finalement, on le relâcha sur l'ordre de Marcel et des « gouverneurs », devant qui il avait été conduit*. Ces incidents excitèrent et enhardirent la faction parisienne hostile au régent. Plusieurs maisons, appartenant à des officiers du prince, qui l'avaient suivi sous les murs de Paris, furent « saisies », ainsi que les biens meubles qu'elles contenaient -.
Le dauphin, voyant s'évanouir tout espoir d'une solution pacifif[ue, partit le jour même pour le \'aux-la-Comtesse, afin d'y attendre l'ouverture de la conférence annoncée pour le 24 juillet, et qui, par suite d'un changement dont on ignore la cause, devait se tenir non plus à Lagny, mais à Corbeil ^.
II. — Le lendemain de son départ de Charenton pour le Vaux-la- Comtesse (samedi 2 1 juillet ), un événement se produisit, qui devait hâter le dénouement de la révolution parisienne, lia été(]uestion plusieurs fois déjà de ces mercenaires anglais — quelques centaines d'hommes — , que le roi de Navarre avait appelés à Paris '►. Ils s'y considéraient sans doute comme en pays concpiis, et, tout en dépensant gaiement leur argent, ne se faisaient pas faute de molester les habitants"'. Les Parisiens étaient d'autant plus irrités de ces agissements, que d'autres Anglais, également au service du roi de Navarre, pillaient les campagnes environnantes et commettaient leurs déprédations jusqu'aux portes de la ville*'. Dans ces conditions, des rixes étaient inévitables.
I. Gr. Clir.,M. 137 : Mutliioii Gaylc ( G uclc. Guette) issu d'une famille de marchands auverjTiiats, anoblie en i3iij, avait été, sous Philippe VI, trésorier royal de Carcassonne (Marcellin Boudet, Les Etais d'Issoire en 1355. Extrait des Annales du midi, t. \I1, Toulouse, 1900, p. i.i. — Clairambault, CLWII, n° aô ; 28 sept. iSia ; P. O. 3fj8, d. 87(^0, BojA^, n. 2; 3o janv. i3'i3)- Son père, Giraut ou Géraud Gayte, avait été déjà trésorier de France sous Louis \ et Philippe V.