Chapitre viii, p
2. Voy. les indications données pour sa biographie, ibid., n. 2.
3. Chronogr., II, 280 : « Cumque hoc mandarent Parisienses regenti, rcmandavit eis quod, viventibus inprisionatis, non intraret Parisiiis. Itaque Parisienses duos in una die et duos in alia, et sic consequenter ad internetionem, dictos incarcéra tos occiderunt ». — Cliron. norm., i35-i3(3.
'i. Gr. Chr., \l,' i3.'i : « Le jcudy, secont jour d'aoust au soir, entra le duc de Normendie, régent le royaume, à Paris, où il fut receu à très grant joie du peuple de la dite ville ».
5. Ibid., i34-i35 : « Et celui jour, avant que le dit régent entrast à Paris... ». — D'après le continuateur de Richard Lescot qui s'exprime sur ce point avec peu de précision, c'est la veille du retour du régent que Toussac et Josseran de Mâcon auraient été suppliciés (p. i33-i3i). Mais il y a toutes sortes de raisons de s'en tenir à la chronologie des Grandes Chroniques.
LA REM RI- F. DL REGENT A PARIS !\Cm
La rentrée du régent à Paris fat solennelle et saluée d'acclamations enthousiastes'. Il n'avait gardé avec lui qu'un petit nombre dhommes d'armes ; les mercenaires étrangers, notamment, qu'il comptait dans son armée, avaient été congédiés, pour prévenir le retour des désordres dont la présence des Anglais auv gages de Charles le Mauvais avait été l'occasion^. Néanmoins, une nombreuse escorte de chevaliers se pressait autour de lui, parmi lesquels, d'après F'roissart, aurait hguré le maréchal d'Audreheui '. Aux côtés du prince, marchait .lean Maillart, (I qui grandement était en sa grâce et en son amour, et, à dire vrai, il l'avait mérité » *. Le peuple criait : « Monljoie Saint-Denis au ^uc notre droit seigneur ! » ^. Mais, si complet et si général que fût le revirement des esprits, bien des haines n'avaient pas désarmé. 11 se trouva, sur le passage du dauphin, un (( garnement traître d, comme le qualifie Christine de Pisan, qui eut l'audace de dire, de façon à être entendu : « Par Dieu, sire, si j'eusse été cru, vous ne seriez pas encore entré dans Paris, mais, au fond, on n'y fera pas grand'chose pour vous ». Le comte de Tancarville, qui précédait le dauphin, voulait foncer sur le vilain et le tuer. Mais le prince le retint et se contenta de répondre en souriant : u Oi\ ne vous en croira pas, beau sire. ^ »