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Il était chantre de Chartres

6. Gr. Clir., VI, i/|0 : « ... fu rendu ans gens de l'evesque de Paris, par vertu de certaines bulles du pape.. »

468 FIN 6e la révolution parisienne

les pieds chargées de fers, il fallut l'asseoir ou l'étendre sur un « huis », et deux hommes, chargeant la planche sur leurs épaules, se mirent en devoir de transporter le prisonnier*. Mais à peine était-il à un jet de pierre de la porte du Palais, que des « compagnons de Paris », qui se trouvaient là comme par hasard, se jetèrent sur lui et le massacrèrent. Sa dépouille, après avoir subi les outrages accoutumés, fut jetée à la Seine 2.

Quels furent les résultats de l'enquête qui se poursuivait avec plus ou moins de mystère? On l'ignore. Toujours est-il que le aô octobre, il était procédé à vingt et une nouvelles arrestations. Les Grandes Chroniques donnent les noms des prisonniers ^.C'étaient tous des parents ou des amis de ceux qui avaient payé de la vie leur participation à la rébellion de Marcel. Mais cette fois le régent n'eut pas pour lui l'opinion publique. Les amis des prévenus intéressèrent en leur faveur les principaux corps de métiers. La population parisienne, en effet, considérait ces arrestations tardives, non plus comme une œuvre de justice, mais comme une œuvre de rancune et de colère. Qui désormais pourrait se croire en sûreté? N'était-il pas à craindre que la liste des suspects ne s'allongeât indéfiniment et que tous les liabilants ne fussent pris (( les uns après les autres » ? '*. Celui qui se fit l'interprète des réclamations de tous était un clerc, Jean Blondel, dont les antécédents ne sont pas connus. On ne saurait dire si, par sa conduite antérieure, il devait ou non être rangé parmi les ennemis du régent. Jean Blondel conduisait une députation qui alla trouver à l'Hôtel-de-Ville le nouveau prévôt des marchands, Jean Culdoe. On le somma de se rendre au Louvre auprès du régent pour lui demander de relâcher les prévenus ou de donner les raisons pour lesquelles il les avait fait incarcérer. Jean Culdoe s'étant refusé à cette démarche, les manifestants allèrent tous ensemble au Louvre pour présenter eux-mêmes leur requête. Le régent leur répondit que, le lendemain, il exposerait, à l'Hôtel-de-Ville, les motifs de sa conduite, et que, si on les jugeait peu fondés, il ferait mettre les prisonniers en liberté.

1. Ce détail est donné par le continuateur de R. Lescot : » Gum magistcr Thomas Ladit. .. catenis ferreis super hosliuin alligatus defferretur ad curiam (episcopi) etc. » (p. i36).

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