‹ Histoire de Charles VChapitre 47 sur 381 · Valbonnais, 11, G01-G · texte numérisé non relu

Valbonnais, 11, G01-G

3. Ibid. : « Et en signe des dites saisine et dessaisine, bailla au dit Charles l'espée ancienne du Dalpliinc et la bannière Saint-George, qui sunt aticienncs enseignes des Dalphins de Viennois, cl un ceptre et un anel. » L'épée et la bannière restèrent déposéesdans la sacristie de l'église Saint-André à Grenoble jusqu'à la mort d'Humbcrt (22 mai i355). A la fin de cette année, les insignes de la souveraineté delphinalc furent solennellement remis au daupiiin Charles, à Sarcelles, près de Saint-Denis, par Ogier Rivière, sergent d'armes du roi de France. Les objets apportés de Grenoble par Ogier Rivière sont ainsi énumérés : « . . ensem cum gladio supra posito ad manubrium,et dicilur de vera Cruce, et dictum Vexillum Sancli Georgii, in quo adhuc apparebat de sanguine draconis... » (Valbonnais, II, p. (jii). Ceci est peu clairet aurait besoin d'explication. A. Fauché-Prunelle, traduisant littéralement, dit que « ces enseignes (sir) . . consistaient eti une épée avec un glaive superposé à un manclie fait, disait on, avec du bois de la vraie croix, etc. » (Essai sur les anciennes inslilulioiis... des Alpes Cottiennes-Briançonnaises, t. I, Grenoble, i856, p. 428, n. 1). Du texte latin, il me parait se dégager ceci : qu'il y avait deux cpées, dont la plus petite — une dague peut-être — avait un manche réputé fait du bois de la vraie Croix. Ces deux épées s'expliquent très bien par l'armement normal du chevalier.

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