‹ Histoire de Charles VChapitre 5 sur 381 · I. Sources narratives · texte numérisé non relu

I. Sources narratives

* 1° Sources françaises.

A. — Le livre des fais et bonnes meurs du sage roy Charles le Quint, de Christine de Pisan. - Louvrage est alourdi par des digressions ou des rapprochements inutiles, qui en rendent la lecture plus difficile, sans rien ajouter à sa valeur historique. On y trouve. — et on ne trouve que là. — un grand nombre de renseignements intéressants sur la personne de Charles V. son caractère, ses goûts ou ses habitudes. A défaut dune édition ciiliquc du //y/-e de Christine de Pisan, on peut renvoyer aux extraits quen a donnés l'abbé Lebeuf et qu'il a fait suivre de notes copieuses ; mais ils sont comme perdus dans les Dissertations sur r histoire civile et ecclésiaslicjue de Paris ». J'ai cru préférable de citer directement le manuscrit français io.i53 de la Bibliothèque nationale.

B. — Les Grandes Chroniques de France. — Une partie seulement de cette œuvre considérable a été utilisée dans la présente publication ; elle correspond aux règnes de Jean 11 et de Charles V et constitue le tome VI de l'édition de Pauhn Paris. Ainsi entendues, les Grandes Chroniques sont une histoire officielle au premier chef, sèchement écrite, sans art. mais non sans habileté. Elles sont très tendancieuses par la manière de présenter

I Voy. ci-dessus, p. n, n. .. La Notes sur Vhistoire de Charles V occupent le^ pages 3ç)o-!,S!t.

les laits, (le juger les événcmciils cl les hommes. Charles \ a su trouver un interprète fidèle de sa pensée: un avocat autant qu'un ;inn;ili--l('. (ImiiI le phiidoyi' passionné, malgré sa froideur apparente, a porté aux ennemis du |)rinee des coups, dont leur mémoire ne sest j)as relevée. Mais, ces réserves faites, et aussi largement qu'on le voudia. il faut reconnaître que le Roi nous a laissé un monument historique, d'uu prix infini, par l'exactitude matérielle et la précision chronologique. Il n'y a rien, dans l'historiographie française du viv siècle, qui soit compar;d)l(\ même de loin, à celle |);iiliedes Gvandt's C/ironifjues. On admet généralement (|u"clle a ('l('' composée, sur l'oi'dre de Charles \. par son chancelici' Picirc d'(Jrgemoiil. Il ne saurait être (picsiion de discuter ici une altiihution. plausible [dutot que rig(jureusement dénKuitréi'. L'édition de Paulin Paris, qui a rendu de g-rands services, est cependant insuffisante '. Le texte eu a été établi daijics une méthode assez incertaine et avec un éclectisme souvent uialbcurciix. Il cid été |)iéférahle (pie l'éditeur se bornât à re[)roduirc le luanusciil de Charles \ (I3ibl. nat.. fr. 281 3). où l'on ne trouve aucune des mauvaises le(;oiis. si fiéquenles ailleurs. C'est ce manuscrit rpie je cite toujours, bien que, dans les notes, je renvoie, pour plus de commodité, aux pages de l'édition de P. Paris.

C. — Chronique de Jean leBel{éd\[. .1 . Viard et E. Déprez. Socicié de l' histoire de France, 9. vol.. 1 90^-1900). et Chroniques de Jean Froissarl (édit. de S. Luce. Soc. de l'hist. de France, t. IV. V et

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