Arch. de l'Isère, B. 2689. Copie en papier
4. Valbonnais, II. C2C : « ... et iverunt apiul Peyrinum ad faciendum fcslum...„ Peyrins; Drôme, arr' Valence, c" Romans.
5. Valbonnais, ibid. — Moras; Drôme, arr' Valence, c'° du Grand-Serre.
G. Valbonnais, MA. Depuis près d'un an il y avait guerre ouverte entre Ainard de la Tour, seigneur de Vinay, et Odobert de Chaleauneuf (Valbonnais, H, 625). Sur les difrérends qui divisaient les deux maisons, voy. dans le t. I de Valbonnais, la Généalogie de la maison de la Tour-du-Pin, et les Preuves de celte généalogie. Le iG juin i35o, les seigneurs de Yinay et de Châteauneuf s'en remirent au jugement du dauphin Charles pour la décision de toutes leurs querelles (Valbonnais, I, 2i5). Ainard de la Tour, qui appartenait à une branche collatérale de la famille de la Tour-du-Pin, entra au service du dauphin moyennant une rente annuelle et viagère de 3oo livres sur le trésor (9 nov. i35o. — GuifTrey, p. 345, n° 189). Il devint l'un de ses principaux conseillers et fut employé aux négociations les plus importantes, notamment à celles qui précédèrent le traité de Brétigny. Odobert, fils d'Aynard 111, seigneur de Châteauneuf de l'Albenc (Chàteauneuf-d'lsère ; Drôme, arr' de Valence, c" de Bourg-de-Péage), se trouva aux batailles de Varey en 132G et de Crécy en i34fi; il avait épousé Béatrix, fille de Jean de Saint-Quentin et de Catherine de la Chambre (Ul. Chevalier, Compte de Raoul de Louppy, gouverneur du Dauphiné de 1361 ù Î3G9. Romans, 188C, in-8', p. i9,n.3,t. Le dauphin Charles lui confirma un don de 200 livres, le 3i décembre i35o (Guiffrcy, p. 3.'iG, n° 191).
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mes d'armes à cheval '. Comme il était impossible do répondre à cette semonce en temps utile, il n'en fut pas tenu compte. D'ailleurs, la présence de Charles était fort nécessaire en Dauphiné. Le i- juin, alors qu'il était sans doute encore à Moras, le bruit se répandit qu'Humbert venait de quitter l'habit de Frère Prêcheur^. La nouvelle n'était probablement pas inexacte, mais, le premier émoi calmé, il fut aisé de se rassurer tout à fait. Les précautions avaient été trop bien prises, pour qu'il y eut quelque chose à redouter des dernières révoltes d'une volonté, toujours changeante, ({ui avait peine à se résigner à l'inévitable.
VI. — La mort de Philippe VI, survenue le 22 août •', rappela le dauphin Charles en France. 11 ne devait plus mettre le pied en Dauphiné. Cependant, il revint avec le roi Jean, dans la vallée du Rhùne, à la fin de celle même année i3ôo, pour assister à l'ordination d'Ilumberl 11. qui eut lieu à Avignon '*. On sait (jue les trois ordres majeurs : sous-diaconat, diaconat et prêtrise, lui furent conférés en une même nuit, aux trois messes consécutives de la fête de Noël s.
Les conditions du traité par lequel le Dauphiné avait été cédé à la