‹ Histoire de Charles VChapitre 49 sur 381 · Brachet, op. cit., p · texte numérisé non relu

Brachet, op. cit., p

/i. Celui du « bon duc Louis », notamment, le frère de Jeanne. Voy. Brachet, op. cit., p. cxïxi-cxxxu, 5cii.

5. Chronique des quatre premiers ]'alois. p. ai*» : « En cel an mesmez, la royne de France fut malade par ung caraut (sortilège) ou empoisonnement si qu'elle en perdi son bon sens et son bon meniore. Le roy de France qui moult l'amoit en fit maint pèlerinage ; et la mercy de Nostre-Seigneur, revint en sa bonne santé et en son bon sens ». Voy. le commentaire de ce passage dans Brachet, op. cit., p. 6oo-6o5.

G. Froissart, Chroniques, édit. Kervyn de Lettcnhove, XV, 4 : « En ce temps avoit ens ou royaulme de France ung moult vaillant et saige medechin... Celluy medechia demouroit pour le temps en la cité de Laon (là faisoit-il plus voulentiers sa résidence que ailleursi, et esloit nommé maistre Guillemme de Harselly. Quand il sceul premièrement les nouvelles de l'accident du roy et par quelle incidence il esloit cheu en maladie, il dist ainsi, car il cuidoit asses bien congnoistrc la complection du roy : a Geste maladie est venue au roy de lourble (troubles). Il tient trop de la moisteur (tempérament lymphatique) de la mère. » Cf. Brachet, op. cit., p. Sgi-ôgb.

l^Q LE PREMIER DAUPHIN DE LA MAISON DE FRANCE

Charles continua, après son mariage, à visiter le Dauphiné. Le i5 avril, il tint un grand conseil à Vienne où, malgré le concours des barons dauphinois, il se fit peu de besogne utile. On décida seulement de réduire les dépenses de l'Hôtel du dauphin et de la dauphiné, follement exagérées par Humbert II, et de revenir aux errements de Guigues Vlll, son prédécesseur; mais ces économies nécessaires mécontentèrent ceux qu'elles atteignaient, et la réforme ne fut que très imparfaitement réalisée '. Le 2 mai, un second conseil s'ouvrit à Romans et se prolongea jusqu'au jeudi après la Pentecôte, treizième jour du même mois-. Pendant son séjour à Romans, le dauphin fit hommage au chapitre de Saint-Barnard pour la terre de Pisançon (9 mai) ^. Il repartit le samedi i5 mai, veille de la Pentecôte, se rendant à Peyrins '». 11 resta près d'un mois dans cette petite localité, qu'il quitta le iSjuin pour aller à Moras-', où il se proposait de rétablir la paix entre les seigneurs de Vinay et de Châteauneuf •"'.

Le i3 mai, il avait reçu, à Romans, des lettres du roi de Krance et du duc de Bourbon, lui mandant de se trouver le mardi après la Pentecôte, — c'est-à-dire cinq jours après, — à Amiens, avec 3oo hom-

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