‹ Histoire de Charles VChapitre 56 sur 381 · LE DALPHINF, APRES F.A CESSION · texte numérisé non relu

LE DALPHINF, APRES F.A CESSION

mier traité fut signe à Nillcncuvc-d'Avignon, le 27 octobre i35i '. Il tranchait quehiues questions pendantes, mais sans couper le mal dans la racine, car il ne comportait aucune modification territoriale.

D'ailleurs, les Savoyards se prétendirent lésés par l'arrangement. Le chancelier Georges Solier fut accusé de collusion avec les gens du dauphin ; on lui fit son procès-, et. en i353, les hostilités éclataient. Après deschevauchées et des rencontres sans résultat décisif^, les négociations furent reprises et aboutirent au traité de Paris, conclu le 5 janvier i355, entre le comte de Savoie d'une part, le roi de France et son fils aîné de l'autre ''. Des échanges et une rectification générale des frontières avaient paru le seul remède à une situation qui, maintenue, aurait fatalement perpétué les conflits. Le comte de Savoie abandonnait tout ce qu'il possédait entre le Guiers, le Rhône et l'Isère, c'est-à-dire toute sa part de l'ancien comté de Viennois. En retour, il acquérait le Faucigny, la suzeraineté du comté de Genevois, le pays de Gex, la baronnie de la Valbonne, et tout ce qui avait appartenu aux dauphins sur la rive droite du Khone ^. Les limites, au moins en ce qui concerne le

1. Turin. Archivio di Stato. Traités anciens avec la France cl Icsdatiphins. Mazzo, 5, II. 18. Original. (Guichenon, H, 184-180). Les fondés de pouvoirs du roi de France étaient IMerre de la Charité, conseiller, et Jean do Verrière, secrétaire, l'arnii les arbitres ou médiateurs, tiguraient le cardinal de Boulogne et le futur innocent \[. Voir l'analyse du traité, dans Guichenon, 1, 'io5.

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