Ibid., p. i
3. F. T. Perrens, Etienne Marcel, prévôt des marchands /l35i-13ôS). Paris, 187'!, infol. p. 61.
.'4. Il est à peu près certain qu'il mourut des suites d'atroces brûlures. Les chroniqueurs ne sont pas d'accord sur la cause ni sur la forme de l'accident (feu communiqué avi lit par une sorte de bassinoire ou inllammation des draps imbibés d'eau de-vie dans lesquels le roi s'était fait coudre). Voy. la Chronique du Religieux de Saint-Denis, édit. Bellaguet, dans la collection des Documents inédits, t. I, p. 466 et suiv. ; — Chronique de Juvénal des Ursins, édit. J3uchon dans Choix de Chron. et mémoires sur l'histoire de France (xiv* s.), p. 384-385, — Froissart, C'/iron. , édit. Kervyn de Letlenhove. XIII. 42 Vi.
5. .îean Guitard, plus tard archevêque de Lisbonne [Gallia Christ.. I. col. io52|.
6. C'iron. du Religieux de Saint-Denis, p. 4'38 : <■<■ ...litteras cpiscopi Aquensis, qui ejus extitcrat consiliarius principalis... »
■j6 LE DAUPHIN I.IELTENA>T Dl ROI EN NORMANDIE
une lettre, dont le « Religieux de Saint-Denis « a donné, sinon le texte original^ au moins une traduction latine *. Or, en racontant les derniers moments du prince, non seulement l'évêque passe sous silence des détails essentiels et que tout le monde finit bien par savoir "^, mais il outre l'éloge du défunt jusqu'à l'invraisemblance ou au ridicule. D'après lui, Charles le Mauvais a fait la mort la plus édifiante, non pas la mort du pécheur repentant, mais celle d'un saint 3. Ce panégyrique surprit et choqua beaucoup ceux qui en eurent connaissance. Il était démenti, quant aux faits, par les récits des témoins les plus autorisés, et c'était un paradoxe intolérable que de présenter la fin du roi comme le dénouement héroïque d'une existence vertueuse '*.
Pour comprendre et juger Charles 11 de Navarre, ne nous arrêtons pas, si l'on veut, au surnom qu'il porte. Il lui vient, paraît-il, de ses sujets espagnols (el malo), et il l'aurait mérité, au début de son règne, par sa rudesse à châtier une sédition ^. Peu importe au demeurant l'origine del'épithète flétrissante attachée à son nom; la conduite qu'il tint en France suffirait amplement à la justifier. A n'envisager que ses actes, commçnt expliquer le caractère de ce petit homme ^, ardent, sen-
f. Chron. du Heligieiu: de Sainl-Denis, p. ^68^70,
2. « îNam ex quo grabato se posuit, vigilia Lucie virginis gloriose, lioram circa mediam iioctis ejiis... » Il semble que le roi se soit simplement alité, atteint d'une maladie quelconque. La date indiquée dans ce passage est le 12 décembre.
3. Je me contente de citer le mot de la fin : « El ut brevius concludam, quasi sine planctu et gemitu passus fuit, et tandem sine dolore et labore mortuus eu m summa contricionc, credo firmissinie, slaliin evolavit ad paradisum, ad quant (sic) nos perdurât etc. )>.
4. Chronique du Religieux de Saint-Denis, \<jc. cil. : « De conteiitis in liltcrisnonnulli obstupucrunl, asserentes fide dignorum relatu cl qui sibi ministrabant, dum in exigua spc frabctjat animam, quod idem rex confeclus senio el peregrinis frigidilalibns. detcntus, medicorum consilio in fasciis lineis aqua vile niadefactis per totiim corpus consulis scpius involvebatur. Hanc activilalcm habel aqua illa, ul asscriuit, quod propc igncm posita subito ilammam emillit. Unde, et cum quadam nocte prcfata iinolucione uterelur, et peracla, impcllenlibus fatis, sutor familiaris ipsius incautc caiulelam accensam ad disrumpenduni filum ultimum applicassel, ex insperato tolum corpus flamma vorax circumdedit, cl sic in continuis clamoribus expiravit. » Même version dans Juvénal des Ursins. Celle de Froissart est différente, el elle est rapportée avec des détails qui jettent un jourcurieux sur la moralité du roi de Navarre.
5. p. Francisco de Aleson, Annales de Navarra. l. IV. Pampelune, 1709. p. i-3. — André Favyn, Hist. de .\avarre. Paris, iijia, in-fol. — Quelque doute peut subsister sur la véritable origine du surnom.
G. Chron. du Beligieux de Saint- Denis : « Eral enim «^tura pusillus etc. ».
sueP,apre à la vengeance, d'une fourberie égale à sa cruauté- ? Quelles influences ataviques ont contribué à former un pareil tempérament moral? Charles le Mauvais ne ressemble à aucun prince français. Bien qu'il n'ait guère de sang espagnol dans les veines ^, il rappelle surtout son contemporain Pierre le Cruel, avec je ne sais quoi de moins royal que le monarque Castillan. Comme les tyrans italiens du moyenâge, il a recours au poison pour se débarrasser de ceux qui le gênent'». Il intrigue constamment, mais sans esprit de suite, sans se piquer de fidélité aux engagements les plus formels et les plus récents. Par un juste châtiment, il ne réussit dans aucun de ses desseins, car le manque de foi peut être un expédient passager pour qui n'y répugne pas ; c'est, au seul point de vue des résultais, un système politique insuflisant et dangereux.
Charles de Navarre a toujours été l'ennemi irréconciliable des Valois, malgré les bons procédés dont Jean 11 usa d'abord à son endroit '', et bien avant le grand éclat de i35G, qui, à certains égards, mettait les torts du côté du roi de France ^. Petit-fils de Louis le llutin, il n'a jamais pu se résigner à l'exclusion dont sa mère avait été victime. (( Si elle eût été un homme, a-t-il dit non sans amertume, elle eût été
1. Froissart, Chroniques, édit. Korvyri de LeUeiiliovc, XIH, ft^-fifi.
2. Chron. du Relig. de Saint- Denis, ibid. : « luaudilo (jiioque exislens astucie... ».
3. Cinq générations déjà h: séparent de Rlanciie de Gaslille.
l». Il a été accusé, dès le xiv' siècle, d'avoir empoisonné le dauphin, vers iSôj ou i358 (Froissart, Chroniques, IX, 280-281 et p. clx. — Secousse, op. cit., 70). C'est une légende imaginée pour expli([uer l'une des maladies de Charles V et surtout l'atteinte irrémédiable portée à la santé du prince. Mais il n'y a rien de mystérieux dans les accidents signalés, rien qui doive être attribué à l'effet du poison (A. Brachet, Pathologie mentale des rois de France, p. 530" et suiv.). Le roi de Navarre peut donc être déchargé de ce premier crime. Mais il aurait eu de nouveau, en iSyo, l'intention arrêtée de faire périr Charles V, et cette fois l'accusation paraît mieux fondée. Voy. la déposition de son chambellan, Jacques de Rue, en 1378 {Grandes Ckron., VI, Z|25). On sait par quel procédé — en lui servant des figues empoisonnées — il fit taire Séguin de Badefol, qui lui réclamait un arriéré de solde (Froissart, Chron., VI, XXXV, n- 3).
5. Lettre de Charles V à son frère Philippe le Hardi, duc de Bourgogne (8 août 1378) : « ...auquel (roi de Navarre) nostre très chier seigneur et père que Dieu absoille! pour plus grant fermeté d'amour et d'aliance, et pour ce que icelui Roy de Navarre feust plus tenuz et contraint de le amer et servir, et nous aussi, donna sa fille nostre seur, que Dieu perdoint ! en mariage... » (.\rch. de la Côted'Or, B. 11.890. — Original).
G. Je fais allusion à l'arrestation du roi de Navarre et à l'exécution sans jugement tle quatre seigneurs normands. Voy. le chapitre suivant.
roi » *. Et il laissait à ses auditeurs le soin de conclure, leur livrant par ces quelques mots le secret de son ambition et de ses perpétuelles intrigues -. Que pesaient, au regard des siens, les droits qu'Edouard IIl avait eu la présomption de faire valoir? 11 en parlait avec quelque dédain, devant des auditeurs, ignorants ou oublieux de la facilité avec laquelle, à l'occasion, il sacrifiait ses prétentions, pour obtenir le secours d'un puissant allié ^. Il ne les sacrifiait qu'en apparence, car il a trompé tout le monde, et les Anglais ont eu autantà se plaindre de sa déloyauté que les Français '*. Longtemps, le pape Innocent YI a été sa dupe^. En France, il a joui pendant presque tout le règne de Jean II d'une incroyable popularité, dont les causes sont assez faciles à discerner. Evidemment, il avait quekjues-unes des qualités d'un grand roi, et ses facultés brillantes contrastaient avec la médiocrité des deux premiers Valois. Par-dessus tout, il était d'une habileté consommée, adroit, insinuant *"', avec de brusques retours qui trahissent sa cruauté native; il courtise le peuple de Paris, à la veille du jour où il
1. Lo 1 5 juin 1 358, le roi de Navarre* prescha m, «en la maison de ville de Paris ».« Et entre autres choses dist queil amoit mouille royaume dcFrance et il y esloitmoult bien tenuz, si comme il disoit ; car il estoit des Fleurs de lis de tous costéz, et eust esté sa mère roy de France se elle eust esté homme ; car elle avoit esté fille seule du roy de France ». (Gr. Citron., VI, ii5-ii0).
2. Continualio Chionici Guill. de Nangiaco (Chronique de Jean de Venette), II, p. 2G9 : « Nam dictus rex Navarrae ad hoc (ad sceptrum regale et regnuuj Franciae) lotis viribus anhelabat ».
3. Froissart, Chron., V, 98 : «...et dona adonc à entendreàses parolles que, se il voloit calengier le couronne de France, il monsteroit bien par droit que il en estoit plus proçains que li roi d'Engleterre ne fust ». — Cf. Chronographia regum Franc, édit. Moranvillé, t. II, p. 267-268; — Secousse, Mémoires pour servir à l'histoire de Charles- II, roi de Navarre, etc., p. 5-6; — P. Viollet, Hist. des inslit. polit, et adniin. de la France, II, 70-71.
Le Pape Benoit XII donne la même chose à entendre à Edouard III, dans une lettre du 5 mars iS^o (Eugène Déprez, Les préliminaires de la guerre de Cent ans. Paris, Fontemoing, 190O, in-8, p. 233 et n. 3).
l\. Premières négociations de Charles le Mauvais avec les Anglais (Bibl. de VEc. des Chartes, t. XLI [1900], p. i-3o).
5. Voy. les preuves accumulées par le P. II. Denifle, dans son ouvrage si documenté sur La Désolation des églises, monastères et hôpitaux en France pendant la guerre de Cent ans, t. II, i" partie, p. 98 et suiv.
0. Citron, du Religieujr de Saint-Denis, loc. cit. : «... ^ ir utiqucsumme industrie... Inaudite quoque existcns astucie. et afîabilitate singulari, qua ceteros principes superabat, multorum aninios eciam circumspectorum allexit. ut partem suam foverent et a fidelitate promissa régi Francie resilirent ».
CHARLES LE M\LVA1S -Çf
devait mener contre les Jacques une guerre d'extermination. C'était un charmeur et un esprit plein de ressources, comme en témoignent sa correspondance, ses discours et tous ses actes. Beau parleur*, il haranguait volontiers la multitude, surprise et ravie des allures de ce petit roi, toujours hors de son royaume, à l'affût dune couronne qu'il n'osait revendiquer franchement, masquant ses convoitises effrénées sous une bonhomie et une familiarité d'em{)runt.
La captivité de Jean II, le désarroi du royaume, favorisèrent ses projets ambitieux. Il n'était que trop facile d'exploiter le mécontentement général ! La dynastie des Valois n'était pas si solidement assise, qu'on n'en put discuter les origines -. Les désastres dus à son imprévoyance avaient remis sa légitimité en question. Qui a le premier parlé de « race pourrie », Charles le Mauvais ou le fougueux évêque de Laon, Robert le Coq, à qui l'on prêtait bien d'autres propos injurieux sur le compte de Jean 11 ^? Qu'un prélat titulaire d'un évêché aussi important, qu'un pair de France, ait épousé ouvertement la cause du Navarrais, ce fait seul en dit long sur l'état des esprits '». La complicité d'Etienne Marcel eut moins de gravité et moins de portée. Le prévôt des marchands n'a eu aucune intluence sur le roi de Navarre ; il n'a été qu'un instrument entre ses mains.
Pourquoi donc Charles le Mauvais, porté par la fortune, ayant toutes les chances pour lui, n'a-t-il j)as réalisé son désir le plusardent, pourquoi n'a-t-il pas été roi de France ? Le récit des événements, tel qu'il sera fait ultérieurement, nous l'apprendra sans doute. Mais on peut dès maintenant, pour compléter le portrait moral du roi de Navarre, présenter quelques observations générales, qui permettront de préjuger la solution de la question. Vraisemblablement, et si grande que parût sa popularité, le roi se heurtait à la résistance de la partie la plus nombreuse et la plus saine de la population parisienne, mais qui était aussi
1. Chron. du Religieux de Saint-Denis, loc. cit. : «. ... Gratuni et spontc flucns ei non deerat eloquium... ».
2. L'acte d'accusation contre Robert le Coq, publié par Douët-d'Arcq {Bibl. de l'Ecole des Chartes, i" série, t. II, p. 365 et suiv.)est très curieux à lire à ce point de vue.
3. Ibid. art. i8 : « Item, que pour la très grant hayne que il avoit au roy et pour plus mouvoir le cuer des gens contre lui, il a dit à pluseurs personnes digne* de foy que le roy estait de très malvais sang et pourry, et qu'il ne valoit riens, et qu'il gouvernoit très mal et qu'il n'estoit dignes destre roys, et qu'il n'avoit droit au royaume et qu'iln'estoit dignes de vivre, etc. »
'4. Ibid., art. i, 2, 3.
8o LE DAUPHIN LTEITENANT DU ROI EX NORMANDIE
la plus timide et la plus lente à s'émouvoir. Pendant les six premiers mois de l'année 1 358, pendant la première quinzaine de juillet surtout, il a été absolument le maître de Paris. Il eût pu tout oser. Le cœur lui a manqué, semble-t-il, et ce prince, si remarquablement doué par ailleurs, s'est conduit comme un aventurier \ulgaire. Près de toucher au but, il a hésité, faibli, se contentant déparier quand il aurait fallu agir. Coup sur coup, et par une sorte de fatalité, il a commis des fautes irréparables, qui lui ont aliéné les sympathies du peuple de Paris. Vainement, le Navarrais a-t-il tenté de regagner par les armes ce qu'une politique cauteleuse, mais indécise et maladroite par excès de duplicité, lui avait fait perdre. L'appui déguisé, quoique effectif, des Anglais put ajouter aux maux du royaume. L'occasion favorable n'en était pas moins passée ; elle ne devait plus revenir. Charles le Mauvais avait les instincts sanguinaires de don Pèdre ; il en avait aussi la moralité ^ et, comme d'autres favoris de la fortune, il a reculé devant l'effort suprême, et, à l'heure décisive, n'a pas su vouloir.
Au début du règne de Jean II, Charles de Navarre, qui était né en i332, avait à peine atteint l'âge d'homme. Son père était décédé le 16 septembre i343 -. La garde de sa personne et de tous ses biens appartenait de droit à Philippe \'I, qui y renonça en faveur de la reine douairière de Navarre (12 décembre i344) ^- Cette princesse étant morte, le 6 octobre iS/jQ, la tutelle du jeune roi '^ revint de nouveau à
I. Froissart, Chron., édit. Kervyn de Lettenhove, XIII, 42 : « Et me fut dit que ce roy de Navarre avoit tousjovirs, tant qu'il vesquy, atné les dames... » Le reste du passage montre que ces mots ont le même sens que le texte — plus cru et plus moderne — donne dans l'édition de Buchon : « Et me fu dit que ce roi en son vivant avoit toujours aimé femmes n {Chron., t. Il, p. GC3). ' 2. Secousse, Mémoires, etc., p. 2I1.
3. Ibid. et Recueil de pièces servant de preuves aux Mémoires sur les troubles excités en France par Charles II dit le Mauvais, roi de Navarre et comte d'Evreux. Paris, 1765, in-/i°, p. 22-23. Le roi se faisait payer cette « grâce >>, en prélevant chaque année 3.000 livres parisis sur une rente que la reine de Navarre avait sur le Trésor.
Le y mars i3i5, Philippe VI, à la prière de sa cousine de Navarre, déclarait son fils aîné Charles « aagié », c'est-à-dire majeur, mais en réservant ses propres droits, pour le cas où la reine décéderait avant que son fils n'eût atteint l'âge de la majorité « naturelle ». (Bibl. nat., Fr. 25C[)8, n° i35. — Original). Secousse n'a pas connu cet acte.
!>. Charles succéda non point à son père, mais à sa mère, « Reyna proprietaria de Navarra ». (P. Francisco de .\leson, Annales de IS'avarra, t. IV, p. 1). Cf. Cronica de los Reyes de Navarra, escrita por D. Carlos principe de Y^iana, édit. D. José Yanguas y Miranda, Pampelune, i8/t3, p. 170.
CHARrr.S LE MAL VAIS 01
Philip[)e de Valois, cl après lui à Jean II, qui, sponlanémenl, en abrégea la durée. Tout d'abord, en elTet, il semble avoir eu le désir el l'espoir de s'allacber son coVisin de Navarre, en lui marquant sa confiance, et surtout en resserrant les liens qui l'unissaient déjà à la famille royale. En i35i, il l'envoyait en Languedoc avec le litre de lieutenant du Roi et, au commencement de l'année suivante, il le déclarait majeur (i3 février cSôa), et lui donnait (mi mariage sa fdle Jeanne*.
Celte union n'eut point l'ellet qui en était attendu. Elle fut l'occasion et le point de dé[)arl de dissentiments très graves, sans cesse renaissants, entre Jean 11 el son gendre. Les griefs de ce dernier étaient nombreux el fondés. Le roi de France avait pris, en mariant sa fille, des engagements que ses embarras financiers rempecliaicnl de tenir, el dont le roi de Navarre avait d'autant plus de difficulté à poursuivre l'exécution, qu'il n'avait pas été dressé de contrat pour établir ses droits el ceux de sa femme-. Pour des motifs qui ne sont pas connus, mais qu'on peut conjecturer, le Navarrais ne parvenait pas à se faire payer la dot de loo.ooo deniers d'or, promise à Jeanne de France, ni certaines renies sur le Trésor, constituées à son profit 3. Une affaire pendante depuis plusieurs années, vint envenimer les rapports entre les deux rois. Lors tlu règlement de iSSfj el en retour de l'abandon dos comtés de Champagne et de Brie, Philippe \ i avait cédé à Philippe d'Evreux dilTérentes terres, notamment les comtés d'Angoidême el de Morlain, les châteaux de Benon en Aunis el de Fronlenay-l'Aballu en Poitou''. En i3Zig, peu de jours avant la mort de la reine deNa^arre, Philippe de Valois trouva le moyen de conclure un nouvel arrangement. Angoulème, Benon el Fronlenay lui furent rendus, el, en échange, ses cousins d'Evreux obtinrent les chalellenies de Pontoise, de Beaumont et d'Asnières-sur-Oise. Le traité, sans doute déjà avantageux pour le roi de France, ne fut pas respecté.