‹ Histoire de Charles VChapitre 94 sur 381 · Le 2G mars i356(Dom Vaissète, t. IX, p · texte numérisé non relu

Le 2G mars i356(Dom Vaissète, t. IX, p

2. Dom Vaissète, X, col. 11 12 et suiv. « Procès-verbal de l'assemblée des communes de la langue d'oc, tenue à Toulouse au mois d'avril de l'an i35G. »

3. Le '4 avril (op. cit., col, mi). — Quelques députés, ceux de la commune de Montpellier entr'autres, n'avaient pouvoir que d'écouter les propositions qu'on leur ferait. Ils reçurent postérieurement procuration à l'effet de consentir à la même imposition, « qualis est imposita et ordinata in partibus Francie et in lingua gai lica, et sub etcumeisdem pactis et condicionibus, si et in casu quo dictus dominus et dalphinus ad partes lingue occitane veniet et guerram ducet in partibus antedictis. » (Montpellier, i5 avril i356.— Arch. commun.. Fonds du Grand Chartrier, F, 3, n°' 2738-2739) 11 semble donc que la communauté de Montpellier acceptât l'aide de 6 d. pour livre, en substituant la gabelle du sel au fouage.

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en reparlait avant le temps fixé, même après avoir désigné un lieutenant poiu- le snp[)léer, si le théâtre de la guerre se déplaçait, enfin si la paix ou une trêve était conclue avec les Anglais '.

Les Etals étaient fondés à faire ces réserves, caries provinces de la langue d'oc attendirent vainement le prince rpTon leur avait promis. A la place du dauphin qui ne vint point et ne pouvait venir, il fallut bien leur envoyer un fils de France, pour vaincre l'opposition légitime et irréductible (jue rencontrait le recouvrement du subside -. Jean, comte de i^oitiers, — c'était le triste personnage (pii fut le chic de Berry. — reçut, au mois de mai i.SôG, une commission de '< lieutenant du duc de Normandie, dauphin de \ iennois, par deçà la Loire et par toute la langue d'oc ))•*. Il se mit en route aussitôt, mais s'attarda, on ne sait pourcpioi, dans le Berry. C'est à lîourgesque lui [)arvint, au commencement de juillet, avec de graves nou\elles, — expédition tlu duc de Lancastre, marche en a\anl ilu prince de Galles, — l'ordre de rejoindre, sans délai, l'armée royale '\ 11 croyait n'être détourné de l'objet de sa mission que pour peu de temps". La campagne qui commençait ne fut pas très longue, en effet ; mais (juand le comte de Poitiers parut pour la première fois en Languedoc, c'était après la déftiite la plus accablante ([uc la France eut encore subie. Il n'apportait aux provinces méridionales du royaume ni appui matériel, ni réconfort moral ; il

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