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vingt chevaliers et escuiers, et des prisonniers gfant foison, qui depuis furent tuez pour uûg cry qui lors fut fait que on tuast tout, et aussi en y ot de ceux de la ville, leurs complices, prins et morts. Et ce fait, se retrahirent mon dit seigneur le Daulphin et ses genz au pont de Gharentqn, et de là sont alez à Meleun , au nombre ' de cinq ou six cens hommes d'armes , et aucuns d'iceulx se sont boutez en ladicte Bastille -avec aucuns de ceulx qui desjà y estoient. »
Ce que ne dit pas la relation bourguignonne, mais ce qui nous est révélé par d'autres témoignages , c'est que les Dauphinois furent accueillis avec faveur par les Parisiens. Déjà Ton prenait la croix droite * ; un revirement allait s'opérer ; mais des soldats bretons s'arrêtèrent pour piller, et leur indiscipline compromit l'entreprise* : après une lutte acharnée, il fallut battre en retraite*. On alla rejoindre le Dauphin, qui attendait près de la, Bastille, avec son escorte, le résultat de l'attaque, et l'on gagna Gharenton.
Le jour même , le cardinal de Saint-Marc vint dans ce vil- 'lage trouver Charles et le supplier d' « entendre au bien de paix, non obstant Vinconvenient de la ville de Paris. » Le Dauphin répondit au cardinal qu'il était toujours prêt à opérer l'accord, et qu'il n'avait cessé de ^ s'en occuper, bien que, « sous ombre de paix , la trahison eût été faite , » ce dont il était « moult dolent et courroucé. » Et il ajouta en propres termes : « Je sais bien qu'ils feront faire à Monseigneur (le Roi) tout « ce qu'ils voudront; et, quant au regard du gouvernement, « je suis content que Monseigneur y commette comme bon lui « semblera. Toutefois, soient avisés ceux qui auront la charge