‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 107 sur 362 · n y a dans rimprimé : ou n'avoie · texte numérisé non relu

n y a dans rimprimé : ou n'avoie

2. Par opposition à la croix de Saint-André des Bourguignons.

3. Jouvenel, p. 3iî)-50; Bcrry, p. 435; Monstrelel, l. îll, p. 264-65; Cousinol, p. 170-71; Religieux, p. 236; Chronique anonyme, p. 255; Journal de Mcolas de Baye, dans Felibien, t. IV, p. 567.

i. Les Bourguignons Pavaient échappé belle : ils gardèrent le souvenir de la peur que leur avait faite Tattaque du Dauphin. Dans des lettres de rémission données par Qiarles VI en août U21 , et rédigées par la chancellerie bourguignonne, il est fait allusion en ces termes à Taltaque du {•' juin : « A Teure que ledit qui se dit Daulphin cuida par force gaingnier et entrer en nostre dicte ville de Paris. > Longnon , Paris pendant la domination bourguigtwnne , p. 22.

1418 LE DAUPHIN jusqu'au MEURTRE DE MONTEREAU. 93

« comme y gouverneront, car sans faute une fois nous vien- « drons contre*. »

Le Dauphin regagna aussitôt Melun , d'où , traversant Montargis et Gien , il alla s'établir à Bourges *.

Au temps de Philippe de Valois, quand une invasion anglaise menaçait déjà la France, la royauté française avait fait un solennel appel à la nation pour la défense du territoire. Dans un manifeste qu'il fit lire dans toutes les églises de France, le Roi s'exprimait ainsi : « Pour ce que, en toutes bonnes besognes, especialement en fait de guerre, l'on doit mettre son espérance en Dieu, de qui tous biens, viennent, et son aide requérir humblement, nous requerrons et prions bien acertes que processions généraux soient faites en vostre cité , et chascun prestre régulier et séculier dise oraisons spéciales. .. Et jaçoit-ce que nous ayons bon droit et juste cause, selon le jugement de tout nostre Conseil, toutes voies, pour ce que bon droit a bien mestier d'aide, nous recourons humblement à l'aide de Dieu et aux oraisons de nostre peuple, auxquelles nous avons grande fiance , et proposons que , en paix ou victoire, nous faisons tant envers la bonne gent de tout nostre royaume , que ils se tiendront à bien payé de nous '. »

Comme son aïeul Philippe de Valois, le Dauphin Charles mit son espérance en Dieu et en son peuple. Il fit d'abord appel au X princes : la reine de Sicile et ses enfants , le duc de Bretagne, le duc de Savoie, le duc d'Alençon, le comte de

1 . J^empnmte ces curieux détails à une lettre de Jean Caille , élu de la ville de Lyon , envoyé à Bourges vers le Dauphin, et qui, le 15 juin 1418, rendait compte aux conseillers do sa mission. Archives de la ville de Lyon , AA 84. — La démarche du cardinal paraK avoir été faite en secret et sous sa responsabilité personnelle. Le lendemain 2 juin, il assistait à un conseil tenu au Louvre , où il fiit décidé qu*on enverrait une ambassade au Dauphin, pour rengager à revenir à Paris et à ne se point éloigner du Roi, de la Reine et des autres seigneurs du sang , « afin de tenir et fortifier ce royaume en paix , amour et bonne union , pour mieux résister aux Anglois et anciens ennemis du royaume. » Le cardinal de Bar, le cardinal de Saint-Marc, Jean d'Uarcourt, Tévéque de Paris, etc., furent désignés pour remplir cette mission ; ils devaient partir le 3 juin pour Melun. Mais, avant quMls eussent leurs saufs-conduits, on apprit que le Dauphin avait quitté cette. viHe. Journal de Nicolas de Baye , dans D. Felibien , p. 568.

S. Dons une lettre do 18 juin U^, Charles VD parle du don qui lui fut fait alors par \m de ses serviteurs , Robinet d*Estanipes , pour son installation à Bourges, d*une < riche chambre de haute lice qui bien valoil vie oscuz. m Clairambault, 159, p. 4479.

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