Cité par M. Boutaric, Institutions militaires, p
Foix*, d'autres encore, reçurent des lettres sollicitant leur concours, ou les appelant auprès de sa personne afin d'aviser aux mesures à prendre'. Puis il s'adressa aux villes du royaume : par lettres patentes du 13 juin, il leur notifiait les événements survenus à Paris , et leur enjoignait de persévérer en leur obéissance envers le Roi et envers lui , avec défense d'obéir aux mandements scellés du grand sceau, dont les rebelles s'étaient emparés.
Le même jour, la circulaire suivante était signée par le Dauphin et adressée à toutes les villes de son obéissance :
Chiers et bien amez, la grant loyauUé et entière obéissance que Monseigneur et nous avons tousjours trouvée en vous et aux aultres ses bons subgiez, nous donnent cause de vous plus voulen tiers escripre et faire savoir nostre entencion, et singulièrement es choses touchans le bien de mondit seigneur et de sa seigneurie et l'entretenement de tous ses subgiez en sa vraye obéissance. Et pour ce que, puis nagaires, comme il est assez nottoire, sont advenuez plusieurs nouvelletés à Paris et ailleurs, et que, par traison, aucuns des gens du duc de Bourgoigne sont entrés en ladicte ville de Paris, en laquelle ilz font plusieurs maulx, cruaultez et inhumanitez , comme par noz lettres patentes, lesquelles nous vous envoyons avecques ces présentes, vous faisons savoir plus à plain, et que en leur dicte entrée ilz ont prins la parsonne de mondit seigneur et de nostre très chière et très amée compaigne la Daulphine, et les grans seaulx de mondit seigneur et les nostres, desquieulx ilz scellent plusieurs lettres, au préjudice de luy, de nous et de sa seigneurie , pour decepvoir vous et ses aultres bons subgiez , soubz colleur desdictes lettres, et les subvertir de leur bonne loyaulté, vous prions et neantmoins mandons que nulles quelxconques lettres à vous envoyées, soyent ou nom de mondit seigneur ou de nous, vous ne recepvez desormaiz et n'y obéissiez , se elles ne sont scellées de notre seel de secret et signées de nostre main, jusques ad ce que aultrement en ayons ordonné et vous en [ayons] fait savoir nostre entencion ; et que , attendu que mondit seigneur est de présent et par ladicte traison es mains des dessusdiz ses re-