‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 125 sur 362 · Jouvenel, p · texte numérisé non relu

Jouvenel, p

6. Voir Jouvenel, p. 355. — Ces deux personnages avaient eu à se louer de l'évéque de Qermont, qui avait « moult profité 9 étant distributeur des finances, puis exécuteur testamentaire du duc de Berry, et avait été à même de leur faire « beaucoup de plaisirs. »

7. Les ambassadeurs chargés de reconduire le Dauphin, en octobre 1418, avaient en même temps mission de s'entendre avec <r messeigneurs de la Trémoille et de Parthcnay pour affaires sécrètes au service du Roi.^» Collection de Bourgogne, 100, p. 802. -

8. Jouvenel, p. 355; Cousmot, p. 174; Berry, p. 436. — Jouvenel a beau dire que la Trémoille tint sa parole, ilii'en est pas moins vrai que, î^elon la remarque de M. Vallet (t. I, p. 140), il conserva toujours un pied dans le camp bourguignon.

qu'après un long siège \ Par lettres en date du 30 décembre , le Dauphin accorda pleine et entière abolition aux habitants '.

Dans ces lettres d'abolition, données « au siège devant Tours , » le Dauphin se qualiûe de « fils du Roy de France , Récent le royaume, duc de Berry et de Touraine et comte de Poitou; » et on lit à la (in cette formule : « Par Monseigneur le Régent et Daulphin en son grant Conseil. » Charles venait, en effet, de prendre Je titre de Régent. Dans un conseil tenu le 26 octobre, et où figuraient les princes, prélats et conseillers de Tentourage du prince , il avait été décidé qu'on substituerait à Tappellation de lieutenant général du Roi celle de Régent'. Mesure hardie et habile , comme Ta remarqué le dernier historien de Charles VII *, qui ne laissait plus au Roi que le vain simulacre d'une couronne dont sa tête ne pouvait soutenir le poids , et qui transportait à son fils et héritier le véritable et souverain exercice du pouvoir royal. Le duc de Bourgogne s'était rendu maître du gouvernement et le dirigeait au gré de ses caprices , de ses passions , de sa cupidité surtout ; il convenait qu'on montrât au pays un pouvoir indépendant de celui qui parlait au nom du Roi et se couvrait du prestige de la royauté, bien qu'il fût peu soucieux d'arrêter les progrès de l'invasion et qu'il compromît gravement les intérêts de l'État au profit d'une ambition personnelle.

Maître de la Touraine, ayant son gouvernement solidement établi dans les provinces du Centre , avec le Parlement à Poitiers, la Chambre des Comptes à Bourges, le Conseil partout où il résidait — et il ne séjournait pas longtemps dans les mêmes lieux , — le nouveau Régent était en mesure d'agir. Il déploya en effet une grande activité : négociations avec les Anglais et avec la Cour de Charles VI ; lutte activement poursuivie contre

1. Chronique d'Alençon, attribuée à Perccval de Cagny, dans Du Chesne, vol. i8; Jouvenel, p. 355; Berry, p. i36; Monstrelcl, t. 111, p. 293; Cousinot, p. 174; Raoolet, p. j6i. — M. J. DelaviUe Le Rouh a très bien résumé (/. p., p. il et suiv.), tout ce que les auteurs du temps et les documents inédits fournissent de renseitrnemenls.

2. D. Housseau, t. IX, n° 3826. — Pour être plus assuré d'atteindre son but, le Dauphin »vait, à la date du 29 novembre, stipulé une trêve entre ses partisans et les gens du duc de Boui-goîpie, en Bourgogne, Charolais et Nivernais. Archives, P 137T, cote 2827

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