Voir la liste donnée ci-dessus, p. 112, note
1418 I>B DAUPHIN jusqu'au MEURTRE DE kONTEREAU. 119
du droit de légitime défense en résistant , avec fermeté , mais avec modération , aux exigences du duc de Bourgogne , et en entamant avec ce prince une lutte à main armée.
Le jeune Charles ne devait point tarder à prendre une psut personnelle à cette lutte. Après avoir pourvu aux besoins de la défense dans les provinces qui lui restaient fidèles et concentré ses forces sur divers points \ il convoqua ses gens de guerre à Chinon*, et se mit en campagne. En passant par Loches, il se fit recevoir solennellement (6 novembre 1418) chanoine de Loches'. Une pensée pieuse se mêlait toujours à ses entreprises : au moment où il prenait les armes, il fit faire en son nom un pèlerinage au Saint-Sépulcre*. Charles avait sous ses ordres « belle et grande compagnie de gens de guerre '. » Le 9 il était à Romorantin , le 13 à Jargeau. Cédant aux instances de Tanguy du Chastel et du président Louvet*, il se porta sur Sully, où le sire de la Trémoille tenait renfermé Tévêque de Glermont Martin Gouge , qu'il avait saisi à Jargeau conune il s'enfuyait de la capitale. On voulait d'ailleurs s'assurer en même temps des dispositions de Georges de la Trémoille, qui, depuis son intervention à la Tombe comme médiateur, gardait une attitude suspecte '. Il fallut faire battre la ville et le château ; enfin l'intervention du comte de Vertus amena la soumission de La Trémoille , qui promit de servir loyalement le Dauphin K Le 26 novembre, Charles était devant Tours, qui ne lui ouvrit ses portes
4. A Charroux (Vienne), les \*^ septembre et jours suivants; à Beaugency (Loiret), le 9 septembre; à RufTec (Charente) « les. 12 septembre et jours suivants; au Blanc et à Belarbre (Cher), les 7 et 13 septembre. — Montres du temps, au nombre d'environ cinquante.