Itinéraire : Gien, 7 mars; — Montargis
1419 LE DAUPHIN jusqu'au MEURTRE DE MONTEREAU. 123
secrètes avaient été entamées? Cette conjecture paraît la plus probable.
La première mention des négociations entamées par le Dauphin avec les Parisiens apparaît dans les Registres du Parte- 7nent à la datte du 18 février 1419. On y constate la présence dans les prisons de la Conciergerie de frère Jacques Pelaut et de frère Thomas de la Mare , religieux augustins , arrêtés comme porteurs de lettres datées de Bourges \ « contenant créance en partie adressans à personnes inconnues ci, escriptes en tennes de paroles feintes et couvertes *. » Mais auparavant il paraît y y avoir eu, à Brie-Comte-Robert et à Melun, des conférences secrètes entre des membres du grand Conseil , gagnés par le Dauphin , et des envoyés de celui-ci '.
Le 21 février, le Parlement , en présence du chancelier et de plusieurs seigneurs bourguignons , tint conseil « pour adviser quelle response estoit à faire sur le contenu de certaines lettres patentes que on disoit estre envoyées de par Monseigneiu» le Daulphin et signées de son signe manuel , » lettres qui furent lues en plein Confieil. On désigna quatre commissaires pour préparer une réponse , et Ton déôida que le lendemain on répondrait verbalement à Romarin, héraut du Dauphin , qui avait apporté les lettres de son maître.
Le 22, nouvelle réunion, où se trouvaient des représentants du corps de ville et de notables bourgeois. On y lut une seconde fois les lettres du Dauphin, et Hue de Lannoy, chevalier bourguignon, donna réponse au héraut. On approuva les termes de la réponse écrite adressée au Dauphin, et Ton communiqua la teneur d'une trêve avec les Anglais jusqu'à Quasimodo, conclue récemment par les ambassadeurs de ce prince, et dont on avait reçu une copie venant de Galardon*.
Cependant les dispositions du Parlement devenaient plus fa-
i. Le Dauphin avait quitte Bourges vers le 10 février.
2. La Cour, par délibération en date dn 18 février, décida, à Tinstance des religieux et couvent des Augustins, que les deux prisonniers seraient remis au prieur et couvent, « pour en faire justice, correction et punicion telle qu'il apparliendrqit. » X** 1480, f. 147; Felibien, Histoire de Paris, I. IV, p. 576-77.