Religieux, t. VI, p. 3U; Jouvenel, p
4 C'est la trêve du 12 février 1419. Voir plus loin, chapitre vm.
vorables au Dauphin. Le 8 mars , la Cour autx)risait le renvoi du frère Jacques Pelaut au Provincial des Augustins*. Le 13, une grande assemblée de deux à trois cents personnes était convoquée pour entendre la lecture d'une lettre <;lose du Dauphin , datée de Gien , le 7 mars , et apportée par Romarin. Tout en faisant ses réserves sur la qualité de Régent, prise par le prince, rassemblée décida de lui faire réponse et approuva la teneur des lettres à lui adresser. Le 3 avril, nouvelle réunion, pour la lecture d*un nouveau message du Dauphin et de lettres de sauf-conduit pour douze personnes que venait d'apporter Romarin. On décida d'écrire au Rpi et au duc de Bourgogne que, « pour appaiser les divisions de ce royaume, il leur plust ordonner et envoyer ambassadeurs devers monseigneur le Dauphin , » conformément aux lettres de sauf-conduit , lesquelles n'étaient valables que jusqu'au 16 , et d'écrire en même temps au Dauphin pour le remercier, lui réitérer la demande « de faire abstinence de guerre par aucun temps pour traictier plus aisément de l'appaisement desdictes divisions, » et le prier de prolonger la durée de son sauf-conduite
C'était un résultat très important pour le gouvernement du Dauphin que d'avoir amené le Parlement et les Parisiens — et à leur suite le Conseil royal , composé entièrement de Bourguignons, — à prendre l'initiative de négociations entre la Cour et le Régent en vue d'aboutir à un accord. Charles ne négligea rien pour tirer parti de ces bonnes dispositions : il envoya un de ses chambellans , Guillaume , seigneur de Montenay, afin de rendre les habitants de la capitale favorables à sa cause*. Le duc de Bourgogne dut se repentir amèrement d'avoir livré les Parisiens à eux-mêmes, laissant, pour exercer les fonctions de gouverneur, le comte de Saint-Pol , un enfant de quatorze ans! Tandis qu'il fulminait contre le Dauphin^ et