Cnm Doce coUoqoia sécréta nimis- tenait Rex
Amphibologia danda yeretar ibi , . Nescio qoid sit in bis quse mnlla loqauntur
Sed scio qnod Franci Xœdera noHa teneot.
ËLMHAMi lÀber melricus de Henrico Quinlo , dans les Memoriah de Ch.-Aug. i^ole , p. 146. Voir à la (in du présent volume le témoignage du chapelain de Henri V. 2 Voir note complémentaire à la fin-4u volume.
3. Quand le duc se sauva en li07, après le memtre de Louis d'Orléans, le Conseil décida qu'il s seroit besoin que Monseigneur de Berry , qui esloit son oncle et son parrain , allast par devers luy , a/in qu'il ne se fist Anglais, » Berry, p. 417.
4. « U est probable que Jean sans Peur fit entendre au roi d'Angleterre que s'il l'aidait activement, c'en était fait du parti bourguignon en France, qu'il servirait mieux les Anglais par sa neutralité que par son concours. » Michelet, Histoire de France, t. IV, p. 340, note.
5. Michelet, Histoire de France, t. IV, p. 230-31. — M. de Barante, si favorable au parti bourguignon, a écrit (t. IV, p. 305) : « Le Roi d'Angletere qui, du moins, selon l'apparence et la renommée , était secrètement[allié avec lui (le duc). » Jean sans Peur continua d'ailleurs ses relations diplomatiques avec les Anglais. Voir le pouvoir de Henri V, en date du 24 avril , pour le renouvellement de trêves avec le duc , lesquelles n'expiraient qu'à h Saint-Michel; le traité du 8 mai , condq à Calais entre les ambassadeurs du duc et de Henri V; les saufs-conduits des 1*^ et 24 juin, délivrés à Goodhals, Champdivers et Ostende, envoyés du duc; le sauf-conduit, le pouvoir et le traité du 23 juillet, le traité du 31 juiUet, etc. Rymer, t. IV, part, ii, p. 198-99 et 201 ; part, m, p. 4 et 20.
6. Il paraît certaià que Jean sans Peur avait combiné sa manifestation armée avec l'invasion anglaise ; un grave auteur du temps le dit en propres termes : « Le duc Jehan de Bourgoigne, voiant et cognoisant que Anglois ses alliez en icelhii temps alloient conquerans la Normandie , pour empescher que du Roy n'eussent Normans secours , à grant puissance se mist sus, et le Roy prinst à guerroier. » Cousinot, Geste des nobles, p. 164-fô.
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temps, accusait les Armagnacs d'abandonner le pays aux Anglais et d'être cause de la ruine de la France ^
Ce rôle équivoque du duc , <c accusant les autres de trahison pendant qu'il trahissait *, » il ne s'en départit pas quand il eut ressaisi le pouvoir. Il laissa Henri V, qui avait Boin de ménager les possessions bourguignonnes', continuer tranquillement sa « promenade militaire* » à travers la Normandie, avec une armée divisée en quatre corps, et se rendre maître de Rouen. Même dans son parti , on s'étonnait de la « petite résistance » qu'il opposait aux Anglais *.
Mais Vamitié secrète ne devait pas tourner au détriment de Jean sans Peur. S'il laissait les Anglais conquérir une portion du territoire, c'était avec la pensée qu'il en aurait sa part*. Quand il vit que le Toi d'Angleterre gardait tout pour lui , il se refroidit soudain. Un chroniqueur qui vivait à la fin du quinzième siècle nous semble avoir, dans les lignes suivantes, tracé un tableau assez exact de la situation : « Tantost aprez le duc de Bourgongne', combien qu'il eust secrète alliance audit Roy d'Engleterre , voyant qu'il s'eflforcoit de conquérir le Toyaume pour lui et qu'il ne lui voulloit pas tenir aucunes promesses
On fit à ce sujet dans des lettres patentes du Dauphin, adressés aux habitants de Reims, en date du 19 août 1417 : « Encore plus, ledit de Bourgongne, non content de ce que dit est, s*est mis sus à tous «on effort et puissance depuis la venue dudit ancien ennemy et adversaire d'Angleterre , en soy demonstrant notoirement et elertnent son aliè, bien
veuiUant, favorisant, aidant et confortant en soy faisant partie formée avecques lui à rencontre de mondit seigneur. » Archives de Reims , conununication de M. Louis Paris.
1. Voir les lettres du 8 octobre 1417, adressées aux villes du royaume par le duc, et les lettres d*Isabeau des 11 novembre 1417 et 21 mars 1418, où on lit que les gouverneurs ont abandonné le pays aux Anglais, faisant revenir toutes les garnisons. Cf. le passage du Journal d^un bourgeois de Paris, cité plus haut (p. 108).