Jouvenel, /. c
4. D*après Jouvenel, elle avait été Gxée au 26 août, /. c. , p. 370.
5. « Atout grant puissance de gens d'armes et de trait, i» Pierre de Fenin, p. 112. Cf. D. Plancher, p. 52â.
Tanguy du Chastel et d'autres envoyés*. Le 3 septembre, des ambassadeurs du Roi et de la Reine arrivèrent à leur tour ; puis vint un nouveau conseiller du Dauphin, Jean de Poitiers, évêque de Valence, frère de Tévêque de Langres, attaché comme conseillera la personne du duc*. Jean sans Peur qui, à une défiance naturelle, joignait, à ce qu'il paraît, une grande indécision •, et qui était « le plus long homme en toutes ses besongnes qu'on peust trouver*, » résistait à toutes les sollicitations.
Gomme le dit un auteur contemporain, il y avait, d'un côté et de l'autre , « beaucoup de divers langaiges et paroles merveilleuses *. » Dans l'entourage du duc, certains lui représentaient qu'il ne se devait pas fier à des gens qui , pour la plupart , avaient à se plaindre de lui ou des siens , et que les anciens serviteurs du duc d'Orléans pouvaient être animés du désir de venger soit la mort de leur maître, soit la perte de leurs amis massacrés dans les guerres civiles. Un juif, Philippe Mouskes, conseillait fort au duc de ne point aller à l'entrevue, lui disant que, « s'il y alloit, jamais n'en retoumeroit \ » D'autres, au contraire , lui remontraient qu'il ne pouvait se refuser plus longtemps à se rendre près du Dauphin. Enfin les Parisiens , instruits de ses « cavillations , » lui envoyaient des messages réitérés pour qu'il en vînt à une conclusion '.
Autour du Dauphin, si l'on était moins perplexe, on n'était pas sans inquiétude sur l'issue de la conférence. On faisait ob-