‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 163 sur 362 · Registres du Parlement , et les deux Relations inédiles · texte numérisé non relu

Registres du Parlement , et les deux Relations inédiles

4. CerUins auteurs prétendent que le duc n*était pas suivi par ses dix chevaliers. C*est une erreur, démentie par la déposition de Séguinat, la Copie de la manière de la mort, etc. Montagu seul n*y était pas, s*il faut en croire la Relation inédite (p. 5); comme Barbazan, il serait arrivé trop tard.

5. n est constant, d'après la déposition de témoins oculaires, que la première barrière, eu porte du pont, était occupée pai* de nombreux soldats : « Et ipsi loquentes, cum alUh rum virorum multiludine cofdosâ , remansemnt foras. » Dépo^tion de Bertrand de NavaiUes et de Guillaume de Pâleur, en date du 14 septembre, dans La Barre, t. I, p. 278. Jouvenel des Ursins dit (p. 371) que, « quand ils furent entrez, ils mirent garde aux deux huis chacun de ses gens, i» Ainsi le duc ne fut point, comme on le croirait en 8*en fiant uniquement aux récits bourguignons, privé de communications avec les siens.

6. Toutes les relations bourguignonnes mentionnent le fait. Monstrelet est le seul à prétendre (t 111 , p. 343) que « la seconde barrière fut tantost fermée à clef, après que luy et ses gens furent ens. » La Relation inédite dit que « le sire de Quitry, ballly de Sens, qui gardoit ladicte entrée , ferma tantost et hastivement ledit guichet après eulx (p. 5). o Mais il n*est pas probable que Quitry , qui ne figurait pas parmi les dix , se trouvât là. Quant à voir dans ce fait une preuve de trahison, cela n'est pas possible. Est-il croyable que le duc se fût ainsi laissé enfermer comme dans une souricière?

7. Déposition de Séguinat, p. 273. Peut^tre Séguinat ne voulait-U pas pénétrer dans rencemte réservée.

apercevant Tanguy, lui toucha amicalement l'épaule, disant aux siens : « Véez cy en qui je me fie \ » Il 8*avança alors vers le Dauphin , qui se trouvait au fond, de l'enceinte , à l'un des angles, adossé à la palissade, et qui attendait, armé et Tépée ceinte *. Jean sans Peur, ôtant son aumusse de velours , s'inclina humblement et mit un genou en terre*.

« Mon très honouré et doubté seigneur, dit-il, je prie à Dieu « qu*il vous doint bon soir et bonne vie *. » — « Beau cousin , « répondit le Dauphin, vous soyez le très bien venu. » — « Mon très honouré et doubté seigneur, reprit le duc, je viens « devers vous de par mon souverain seigneur monseigneur le « Roy, vostre seigneur et père, que Dieu veuille garder, pour « lui et vous servir, et vous accompaigner à rencontre de ses « ennemis anciens et des vostres, et aussi les miens, les En- « glois. Vous offre ma personne, mes biens, mes parens, mes « vassaulx, subjets, amis et alliés, pour employer avecques « vous ou autrement, ainsi qu'il vous plaira l'ordonner, à la « reparacion et entretenement de la seigneurie de mondit sei- « gneur le Roy et de vous, à la repulsion et reboutement de « ses ennemis ; et vous prye qu'il vous plaise moy benignement « recevoir et recueillier, et avoir ma personne , mes gens et ma « compaignie en vostre bonne grâce et amour. Car je vous jure « par ceste ame (en se signant et mettant la main sur sa poi- « trine) que oncques en ma vie je n'eus et n'ay intencion ne a voulenté d'avoir avecques lesdis Englois ne autres , confe- « deration ne alliances, ne autres traictiez préjudiciables à

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