‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 180 sur 362 · Voir Chaslellain, t. I, p. 59 et · texte numérisé non relu

Voir Chaslellain, t. I, p. 59 et

i. M. Vallet de Viriville, t. I, p. 188. Les pièces qu'il vise sont de Tannée 1418, bien que leur éditeur, fort peu exact, les ait placées en 1419 (Lettres des rois, reines y etc., t. II, p. 348). Elles se rattachent aux négociations entamées pendant le siège de Rouen, et dont il sera question plus loin.

5. ff Ne vous esmerveillez pas, disait-il aux ambassadeurs fhmçais, se j'entreprends chose si grande et si haulte; car combien que le Daulpliin ne soit à présent content de nostre accord , pour la chaleur de jeunesse et les flatteurs d'autour de lui qui le gouvernent et le font dévier de raison ,, croyés que, quant ils seront hors d'avec lui et qu'il cognoistra son cas , il en sera bien joyeulx et moult content de voiis. » Ahrègé français du Religieux, p. 231-32. Cf. Religieux, t. VI, p. 378.

6. Elle est datée fautivement, par l'éditeur, de 1420. Lettres des rois, etc.,!. 11, p. 385, d'après Brequigny, 80, f. 199.

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raie ordonnée et publiée en ce royaume, nonobstant quelconques choses advenues depuis icelle paix. » Ayant appris que ses lettres patentes, envoyées aux Parisiens, ont été « derompues " en l'Hôte! de Ville, il leur exprime à ce sujet son étonuement, car elles ne contenaient rien qui ne tendît à la paix et à la conservation du royaume, et elles auraient dû réjouir tous ceux voulant le bien du Roi et le maintien de sa seigneurie, menacée de tomber aux mains des ennemis ; toutefois, afin de leur prouver son désir do paix, n'ayant rien plus à cœur que de poursuivre par tous les moyens possibles la « bonne union » du royaume, il leur envoie de rechef ses lettres patentes, en les assurant de sa volonté de persévérer dans son propos. ■ Et pour ce, ajoutet-il, que avons entendu que aucuns mouvoient traitiés et parlemcns pour vous aux anciens ennemis de mondit seigneiu*, nous vous prions bien acertes et requérons vos loyaultez que vous vueillés avoir en mémoire et souvenance la vertu de constance que ont tousjours eue vos prédécesseurs habitans de Paris, de demeurer et vivre sous l'obeyssance de leur droicturier et naturel seigneur, sans oncques avoir esté seduiz par menaces ou blandices desdis anciens enneïnis, en les ensuivant, et gardant en ce vos honneur et loyaulté, ainsi que en avons en vous bien conQancc ; et soîez certains que, quelque chose que adviengne, tousjours trouve le subjet plus de bénignité et seurté en son naturel seigneur que jamais ne pourroit faire vers ses ennemis, et en soy mettant en leur aervitute. » Après ce touchant appel et ces considérations si persuasives, le prince ajoutait : « D'autre part, devez penser que. Monseigneur estant en Testât que il plaiat à Dieu le souifrir, etnous son seul Glz et héritier absent, il n'est à nul loisible de soy donner l'auctorité de tel?, traictiés, et que en iceulx a peu de espérance de fermeté. » 11 terminait en assurant les Parisiens de sa bienveillance, s'ils voulaient observer le traité et rester loyaux sujets du Roi et de lui.

La réponse aux nouvelles démarches du Dauphin ne tarda point ; elle fut faite cette fois par la chancellerie royale, et rendue aussitôt publique : par lettres données à Troyes le 17 janvier 1420, et dont le texte s'écarte singulièrement du style

itucl de ces documents ', Charles VI défendait expressément habitants de Paris dp tenir aucun compte des communicais du Dauphin, qualifié de parricide, crimitieur de lèze 'esté, deslruisetir et ennemy de la chose publique, entiemy >iew et de justice, ni d'entretenir aucun rapport avec lui ; il ' enjoignait de lui refuser obéissance, comme s'étant rendu gne de la succession au trône et de tout autre honneur ou lité, pour avoir « faussé son serment et sa parole dicte comme ice. > En outre, le Roi annonçait hautement son intention de lier au roi d'Angleterre, qui , disaitril, « pourra eatre nostre par traictié de mariage de luy et de nostre dicte fille, par y espérons que ferme paix, twnne seurté, et générale laquillité sera entre les royaumes de France et d'Angleterre, i\ demourrons entièrement eu nostre dicte seiguourie, neurs et prérogatives*, u

elle était la politique qui inspirait le conseil royal, et qui it mettre la France aux. pieds du vainqueur d'Azincourt! e Dauphin, ay^t pourvu à la défense des provinces et des ;es restées en son pouvoir, se prépara à partir pour le i, où le comte de Foix, investi à la fois par lea deux gounements rivaux de la lieutenance générale de Languedoc, ût une conduite équivoque et songeait plus à ses intérêts jonnels qu'aux intérêts de l'Ëtat. Le 6 décembre , il enait de Bourges une lettre aux Lyonnais, par un de ses yers d'écurie, Antoine de Varennes, chargé de préparer les ^menta, pour leur annoncer sa prochaine venue et son inteo- 1 de s'arrêter quelque temps à Lyon, afin d'y h besoigner et dure » sur les affaires du Royaume'. Il se mit en route 1 , et traversa le BourlxmDais. II était le 31 décembre à La isse, où il distribua avec une grande libéralité des étrennes

ï 0 Dieu véritable, j lit-on, devant qui quelconque diose, tant soit secrette, u'ejt ! Ûûdent euli, par leur ficci«n menuongière, paUiée d'imposeibilil^ , lousjonrs ainsi re nostre loja] peuple, et donner fauU pour vrai, pouvoir pour non puissmcn, malipoiir benivolence, llrannie pour justice, guerre pour paii, et souverain travail pour

Ordonnimctt. t. XII, p. 213-77. — En outre, des lettres du 19 Wvrior d&larèrwit nels de lèse-majesté tous ceux qui continueraieut ï servir sous les ordi«s du Dauphin. Archives de Ljod,

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aux persoanes de son entourage*, et le 6 janvier à Perreux en Beaujolais, où il célébra joyeusement la fête des Rois^ Il avait écrit de Moulins, le 28 décembre, au duc de Savoie, pour lui faire part de la tenue à Lyon, le 15 janvier, d'une assemblée des princes du sang, afin d' « avoir conseil et avis sur les grans affaires du royaume » la conservation de cette seigneurie et le reboutement des Anglois, anciens ennemis d'icelle : en quoy sommes du tout délibéré , disait-il , d'exposer nostre propre personne, en la saison nouvelle, soit par bataille, ajournées arrestez ou autrement, ainsy que serons conseillez de faire; » et il invitait le duc, aussitôt ses lettres reçues, à 5e disposer à le venir joindre « dedans ledit terme, ou le plus tost après, et au moins de delay que bonnement pourra, » car à cause du grand nombre de gens qu'il menait, il ne devait point faire à Lyon un long séjour'. De Roanne, ie 4 janvier, Charles envoya aux habitants de Martigny-les-Nonnains une sommation d'avoir à lui députer six ou quatre des plus notables d'entre eux, pour lui rendre obéissance*. Le 22, il fit son entrée à Lyon, où il apprit que l'amiral de Braquemont avait remporté une victoire navale sur les Anglais , et où son passage fut signalé par de nouvelles libéralités à certains de ses conseillers : son confesseur, Gérard Machet;

i. Les actes que nous possédons concernent Tarcbevéque de Bourges, Charles de Bourbon, Bernard d*Amiagnac, le sire d*Albret, le président de Provence (Louvet) , le seigneur de la Fayette, le vicomte de Narbonne, Jean Cadart et Guillaume d'Avaugour. Le Dauphin reçut à La Palisse les étrennes de la reine de Sicile.

2. « En présence de moy, Jehan de Villebresme..., Jehan Frenier, demourant à Perrens en Beaujoloys, congnut et confessa avoir eu et receu de Guillaume Charrier, commis à la recepte générale, de toutes finances tant en Languedoil comme en Languedoc, la somme de cinquante livres tournois, laquelle mondit seigneur, par ses lettres données le ix« de ce présent mois, lui avoit donnée, et ycelle ordonnée à lui estre baillée et délivrée par le dit Charrier des deniers de sa recepte, pour les dommaiges qu'il a euz on desroy de son hoste| ouquel mondit seigneur fut logiez la nuit des Roys derrenier passez (7 janvier 1420). » Cabinet des titres : Villebresme. — A Thizy, où le Dauphin séjourna ensuite, du 7 au 10 ou 11 janvier, il mena aussi joyeuse vie, ainsi qu'on en peut juger par une quittance du 13 février suivant , donnée par Jeanne de Chamberieu , demoiselle , demeurant à Tisy en Beaigolais, de la somme de 20 1. t., que lé Dauphin lui a donnée de sa grâce, «c pour le desroy de son hostel, ouquel il'a logié en la ville, et aussi pour plusieurs draps, napes, touaiUes et autre linge qu'elle a perdu durant le temps que ledit seigneur y a esté logié. » Pièces originales, 655 : Chamberieu.

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