‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 181 sur 362 · Fr., nouv. acq., 1001, f · texte numérisé non relu

Fr., nouv. acq., 1001, f

A. Id., ihid., f. 13 11 est possible que cette sommation fût adressée à un certain nombre de villes.

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son médecin, Jean Cadart; Tévêque de Laon, Guillaume de Champeaux; Raymond Raguier, Guillaume deLucé, Alexandre le Boursier, Régnier de Boulligny, et aussi l'illustre chancelier de rUniversité de Paris, Gerson, alors fixé à Lyon'. Le prince agissait comme si son trésor eût été inépuisable. Plusieurs des dons faits à ce moment attestent son bon cœur : c'est ainsi qu'il donne à Ymbaut de Bleterens une somme de trois cents livres, tant pour le dédommager des perte? que sa fidélité lui a fait subir de la part des Bourguigons , qui « lui ont pris, pillié et osté tous ses biens,- en la ville de Mascon, où il avoit la plus grande partie de sa chevance, » que pour l'aider à vivre, lui, sa femme et ses enfants , et à « maintenir son estât honorablement '. »

De Lyon, le Dauphin, passant par Saint-Symphorien, Vienne, Brioude, Saint- Flour, Rodez et Albi', se dirigea vers ToulouBe, où dès le 2 février, il avait envoyé faire ses logements*; il y fit son entrée le 4 mars. Partout sur son chemin les portes s'ouvraient : le grand nombre de ses gens d'armes , où déjà figuraient des troupes écossaises; le brillant cortège qui l'accompagnait; le luxe vraiment royal déployé dans son costume et dans son équipement , sans parler de sa jeunesse et de sa bonne grâce , tout se réunissait pour exercer sur les populations un prestige auquel elles ne pouvaient demeurer insensibles. Les comptes du temps nous ont conservé des détails circonstanciés , qui ont ici leur place , sur les armures

1. Lettres des 24 et 25 janvier 1420. — Autres dons en date des 30 et 31 janvier et 2 février.

2. Quelques jours plus tard , le 2 février, le Dauphin donne 800 1. t. à Antoine Forez, dit Coupé, ancien maître pailiculier de la BÂonnaie de Romans, pour le dédommager des pertes par lui faites dans la restitution de prêts en faible monnaie, et 300 1. t. à son secrétaire Jean GossQt, en considération' des pertes que lui et ses frères ont faites par suite de la descente des Anglais en Normandie.

3. Itinéraire : Saintr-Symphorien , 27 janvier, l»»" février; — Vienne, 7, 8 février; — Rive-de-Gier, 9; — Saint-Chamont, 10; — Brioude, 14; — Massiac, 17; — Saint-Flour, 19; — Rodez, 22; — Albi. 27, etc. On voit par un registre de l'église de Geignac que le Dauphin entra le 22 à Rodez , « à fort grande suite. » Bosc, Mémoires pour servir a l'histoire du Rouergue, t. III, p. 253.

4. Guillaume Martel reçut à cet effet, par lettres du 2 février, une somme de 500 livres. Clairamb., 71, n<* 5509. Le 17 le Dauphin donne une gratification à un écuyer venu de Toulouse en récompense des bonnes nouvelles qu'il lui a apportées. Pièces originales,

vol. 1025 : DOUSTANS.

complètes du Régent, dont la garniture est en vermeil*; ses \ brigandines à, franges d'or et de soie vermeille ' ; ses « robes

à armer, » dont les manches sont couvertes d'ornements d'argènt doré*; ses huques, ou robes courtes : Tuné de fin vert bnm, à longues manches pendantes et découpées, dont les ornements d'argent doré pesaient dix marcs*; une autre de velours vermeil, recouverte de drap de laine noire, ouvragée de besans et de feuilles hranlans, « et^découppée en manière de grans escailles pourfilées et nervéesde fil d'or de Chypre*;» une troisième en velours i;^^ (bleu) à grandes branches d'or*, et deux autres dites italiennes. Il a des cottes d'armes de tiercelin bjeu à âes armes ', des salades garnies de satin vermeil, surmontées de plumet d'autruche*. Ses heaumes sont ceints d'une couronne d-or de fleurs de lis ®, avec des houppes d'orfèvrerie qui supportent des plumes. Son « chapeau de parement » est couvert de velours noir , orné de rubans de fin or, avec trois plumes d'autruche de ses couleurs, blanc, vermeil et azur*®. Les panonceaux de ses lances, peintes aux trois couleurs, sont de cendal tiercelin, blanc, vermeil et azur, ornés de franges de même, et peints à sa devise « d'un braz armé qui tient une espée nue"; » ses deux grands étendards sont en tiercelin des trois couleurs, « à la devise et mot » qu'il porte, savoir « à ung saint Michiel tout armé qui tient une espée nue et fait manière de tuer ung serpent qui est devant lui, » et le mot, en lettres d'or fin, parsemé de toutes parts". Près de six cents panonceaux aux mêmes couleurs pendent aux lances des gens d'armes ". Enfin les harnais ou couvertures de ses chevaux

1. Pour un de ces harnais, en septembre 1i19, on employa deux marcs six onces dVgent doré (KR 53, fol. ^ v«); un autre coûta SOO^Uvres {id., f. 25).

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