Chronique de Médicis, p
7. Elles lui furent apportées par Guillaume de Gamaches, un de ses échansons. Lettre de ce jour. Pièces originales, vol. 1273 : Gamaches. — Ce document vient d'être publié dans la Revue des documents historiques, 8 novembre 4880 (t. Vil, p. 154-55).
8. Registres des comptes, aux Archives de Tours, vol. XVIII, f. 105 et sniv.; Registres des délibérations, vol. I, part, v, au 28 avril 1421. Cf. ÂA, 4.
sa HISTOIRE DE CDARLEIS VII. 14'2â
LTrivé OÙ les liens qui les unissaient allaient recevoir leur conécration. La cérémonie du mariage eut lieu à Bourges, au mois l'avril 1422, et, malgré la situation précaire ofi se trouvait l'héitierdu trOue, elle fut célébrée avec une grande magnificence, îuivant un témoignage digne de foi, on vit rarement à des loces royales si belle cofnpagnic de princes, de seigneurs et de ^andes dames; on n'a, d'ailleurs, aucun détail siu- les fêtes [ui accompagnèrent le mariage ; on sait seulement qu'au ban- [uet des noces, suivant l'antique coutume, les dames seules iirent assises dans la salle où se trouvait la Dauphine, et que Iharles y parut, au milieu du repas , donnant des marques de ;ette affabilité qui était un des traits de son caractère '.
Quelques jours après le mariage royal, d'autres noces furent ;élébrées à Bourges. Jean, bâtard d'Orléans, dont le nom était lestiné à une si grande célébrité, épousait Marie Louvet, denoisellc de corps de la Dauphine, et l'une des filles du présilent de Provence. Le fils naturel de Louis, duc d'Orléans, otde darie d'Enghien, dame de Cany, était à peu près du même âge [ue le Dauphin, et de bonne heure il avait révélé ce qu'il devait tre un jour : « Il m'a esté miHi^, disait en mourant Valeotine e Milan, car nul n'est mieux taillé pour venger la mort de son ère'. » Le jeune bâtard avait débuté à l'âge de quinze ans ans la carrière des armes; fait prisonnier à Saint-Germain-enjaye par les Bourguignons, en. 1418, il avait été mis en liberté, lar voie d'échange, en aoftt 1420 '. Le Dauphin l'avait attaché à a personne, à titre de chambellan, et lui avait donné, par lettres u 4 novembre 1421, la terre de Valbonnais en Dauphine',
1. * Madame de Haïaur M assise au àhner en bas de loules \es comlesscs, rcsb une; t quand ce vint au milieu du disoer ie Roj vint où elle esloit assi^ et lu) dil qu'elle avoit ssj est^ assise comme Temme du comie de Namur et qu'il ralkiil que le denieurani du iuier elle fusl assise comme sa cousine gennaine, el la fil asseoir i la Ubie de U Rujne. I à grâces elle alla en son lieu, et disait madicle dame de Namur que oncques i nopces e Roj n'eusl tant de princes ne tvit de grandes dames qu'il y avoit là, eldisnoJenl le jour es nopces loutles les dames en U salle oii la Royne disnoit et nuls hommes a'j esloient isis. > La l[onn«ur$ de la Cour, par Aticnnr de Poitiers, dans les Mémoirrt nir fnnlenne chexnderie, par La Cume de Sainte-Palaye , ià. Nodier, t, li, p. 153. — Lacoratsse de Namur était Jeanne d'Harcourt , flite de Jean , cumla. d'Harcourt . et de Calbenoe e Bourbon.
î. Jouveoel, p. 197. v
3. Le 13 août : c'est ce qui résulte d'une pièce originale en notre possession.
i. Arctiives de GrenoUe , B. 30U, t. U3. Nous avons une lettre missive du Dauphin ,
La date de son mariage , restée longtemps incertaine , est fixée par un document en date du 28 juin 1422 : c'est une quittance donnée par xm changeur de Bombes, « pour la vente et délivrance d'un anel d'or garni d'un dyamant, prins et acheté de lui au mois d* avril derrenierpcLS^é, par Mademoiselle Jehanne d'Orléans, fille de Monseigneur le duc, pour donner en presant aux noces de Monseigneur le bastard d'Orléans *. »
'k l'occasion de ce mariage, le Dauphin, voulant favoriser son amé et féal cousin, qu'il qualifie dans l'acte de « conseiller et chambellan, » et en mémoire des grands services rendus par son amé et féal conseiller et chambellan Jean Louvet, seigneur de Mirandol, donna au bâtard d'Orléans les châteaux et chatellenies de Theis, de la Pierre, de Dommène et de Falavier en Dauphiné *.
On se rappelle que le président Louvet avait reçu ces terres en don par lettres du 29 septembre 1419, et dans le^ ordonnances du Dauphin où il figure comme signataire , il est parfois désigné ainsi : le seigneur de Falavier, Ce n'était pas sans peine qu'il avait eu la jouissance de cette seigneurie. La courageuse opposition du Conseil de Oauphiné à toutes les aliénations du domaine ne céda ici que devant les injonctions réitérées du Dauphin. Louvet était en possession d'une fortune considérable. Par lettres du 15 mai 1420, il reçut l'office de châtelain et capitaine du château de Mirandol ^ et c'est sous ce nom qu'il figure le plus souvent au bas des ordonnances du Dauphin *. Depuis longtemps il avait su se rendre nécessaire par les prêts faits au Trésor : en août 1418, il avançait ime somme de quatre mille cinq cpnts livres *; en février 1420, il fournissait une partie
au sujet de ce don , adressée aux gens du Conseil en Dauphiné. On la trouvera aux Pièces justificatives.
i. Louis et Charles ducs d'Orléans, par Aimé Champollion-Pigeac , p. 3i&. Documents sur DunoiSy publiés par M. VaDet de Viriville dans le Cabinet historique j t. III, p. 5,