Ms. fr. 20902, pièce
2. Archives, KK 50, f. 9 v« — Par lettres du 1«' avril U23, deux cents livres tournoi» sont versées « pour le mandé que icellui seigneur a fait aux pauvres le jeudi absolu derrenier passé. » Voir f. 87 v».
3. Jouvenel, p. 390. Par lettres du 8 novembre 1422, Cliarles Vil, en reconnaissance des grâces que Dieu lui a faites en le préservant de ses ennemis, et en mémoire de la victoire de Baugé , prend rengagement , quand il aura recouvré la seigneurie de Thury, d'y fonder un couvent de Gélestins , auquel seront attribués tous les revenus de la seigneurie. Archives, K 68, n° iO.
i. Armoires de Baluze, 77, fol. 3i7; cf. Vallet, t. I, p. 259-60. /
5. Voir les lettres du 6 avril 1423, citées par M. S. Luce dans les Pièces diverses de son édition de la Chronique du Mont-Saint-Michel , t. 1, p. 123, note.
6. Vallet de Viriville, t. I, p. 351. Cf. Hist. du Mont Saint-Michel, composée en 1744 par un religieux de l'abbaye , ms. fr. 18949, p. 44. Le Hëricher dit par erreur {Hist. du Mont Saint-Micliel , p. 65) que le prince alla lui-même au Mont Saint-Michel. — Dans son Histoire de l'abbaye du Mont Sainf-Michel, publiée par M. E. de Beaurepaire (Rouen, 1862-63, 2 vol. in-8«), D. Huynes rapporte (t. I, p. 198) que Charles obtint du pape des indulgences pour exciter les fidèles à venir en pèlerinage au Mont et contribuer par leurs aumônes à réparer les murailles.
7. Cette fondation est rappelée dans des lettres en faveur de la Sainte-Chapelle, en date du 28 juillet 1425. Raynal, Histoire du Berry, t. m, l'» partie, p. 9.
8. « A Messire Ëstienne de Montmoret, prestre, aumosnier du^oy< auquel ledit seigneur a voulu et ordonné estre baillé par ledit trésorier la somme de six cens livres par an... pour par ledit aumosnier employer et convertir en aumosnes, par ses lettres du 20 novembre 1422. » Godefroy, Historiens de Charles Vf, p. 797. — « A Maislre Gérard
dans une ville, sa première visite était pour la cathédrale, où il ne manquait pas de venir s'agenouiller K
A côté de la piété, un autre trait du caractère du Dauphin, c'est la bonté : « beau parleur à toutes personnes, piteux envers pauvres gens , » comme le dit Pierre de Fenin *. Nous le voyons donner , « en pitié et aumosne, » dix livres tournois à la femme d'un charpentier, « pour lui aidier à aler quérir son mary, qui estoit malade et blecié au siège de Montberon , où il estoit aie pour le fait et gouvernement des engins'. » Un de ses chevaliers, Jean de Goucy, reçoit deux cents livres pour l'aider à se tirer des mains des Bourguignons, qui l'ont fait prisonnier et mis « à très grande rançon *. » Il serait facile de multiplier ces exemples *.-
Sa générosité ne saurait être contestée, et nous en avons fourni de , nombreuses preuves dans les pages qui précèdent ; elle était accompagnée d'une libéralité qui l'entraînait souvent hors des bornes. Nous l'avons vu également céder avec une regrettable facilité à ses goûts luxueux et à sa passion pour les chevaux. Dès ses jeunes années se révèlent encore certaines tendances qui , chez lui , sont caractéristiques : l'amour de la science et la protection donnée aux savants et aux lettrés •. A quinze ans , il faisait acheter des livres de médecine ' et , durant sa régence , Jean Gerson lui présenta un livre intitulé :
Machet, confesseur du Eoy, auquel le Roy, par ses lettres données le fi novembre U22, a ordonné cinquante livres de pension par chascun mois, pbur et en recompensacion des livraisons que ledit confesseur, à cause de son dit office , avoit accoustumé de prendre en rhostel dudit seigneur, tant pour sa personne que pour le chapelain qui chante la seconde messe du Roy. » Godefroy, p. 797-98. — Cf. Archives, KK 50, f. 1i v«; ms. fr. 6749, fol. 6 v«. — Je me garde bien de citer ici Henri Baude, comme Ta fait M. Vallet (t. I, p. 260, note 1); je m*attache scrupuleusement à ne prendre que des témoignages de cette période du règne.
1 . « Dedens trois jours ensuivans , icellui Daulphin par Iraicté entra à Rouen atout sa puissance, et ala à clieval juâques à la grande église faire son oraison. >» Monsti'elet, t. III, p. 179, année 1417.