Lettres du 30 septembre 1418. Clairambault, 24, p
Vstrologia theologizata \ Il avait dès lors un grand penchanl pour tout ce qui touchait à Tartillerie *. Si les qualités et les goûts apparaissent déjà, les défauts , ^ commencent aussi à se montrer ;. nous pouvons constater chez
le Dauphin une fâcheuse disposition à subir Tascendant de ceux ^ qui Tentourent et à s'aveugler sur leurs travers jusqu'au point
de tout souffrir de leur part. Mais si des influences fatales se font sentir, elles ne sont point encore prédominantes. Pourtant Tannée qui précède Tavénement au trône accuse déjà une transformation regrettable : Tardeur , des premières années commence à faire place à une certaine tiédeur , et aux anciens et fidèles conseillers qui pnt veillé sur son enfance, le jeune prince semble préférer de nouveaux venus, qui ont su conquérir ses bonnes grâces.
Un autre symptôme , gros de menaces pour l'avenir, sur lequel nous devons nous arrêter, ce sont les rivalités qui se manifestent dans l'entourage du Dauphin. Nous sommes fort peu renseignés à cet égard, mais nous en savons assez pour constater qu'à diverses reprises l'intervention du prince est nécessaire pour arrêter les disputes , et qu'elle n'empêche pas l'effusion du sang. L'incident relatif au comte de Ventadour nous en offre la preuve. Arrêtons-nous un instant sur cette scène, qui nous fera pénétrer dans la vie intime du Dauphin. y Jacques, comte de Ventadour, avait épousé la fille du grand-
\^ maître des arbalétriers Torsay : c'était un jeune et brillant
,' seigneur, que le Dauphin avait nommé conseiller et cham-
bellan. Un soir, au mois de mai 1421, Charles étant à la Ferté- Bernard au moment d'aller rejoindre ses troupes devant MontmiraiP. le comte de Ventadour se présenta pour remplir les devoirs de sa charge et assister au coucher de son maître. Vhuis du reirait du Dauphin était gardé par Guichard du Puy, i son premier huissier d'armes, lequel dit au comte qu'ordre