Rymer, t. IV, part, m, p
derniers jours de février *;^ de' nouveaux pouvoirs très amples furent signés le 23 de ce mois ^.
Henri V continuait, on le voit, son double jeu, se réservant de traiter définitivement avec celui de ses adversaires qui lui offrirait les conditions les plus favorables. U était en môme temps en pourparlers avec le comte d'Armagnac et le seigneur d'Albret, avec lesquels il avait, dès le mois de juillet précédent, conclu une trêve*. Sur ces entrefaites, le duc de Bretagne vint le trouver à Rouen (commencement de mars) ^ La situation de ce prince, qui, tout en venant comme représentant du gouvernement royal ', gardait une sorte de neutralité entre les partis ; ses anciennes relations amicales avec le roi d'Angleterre, pouvaient faire espérer que son intervention ne serait pas inutile; mais Henri V, « fier et orgueilleux comme un Kon*, » ne voulut rien rabattre de ses exigences '. Le duc , qui était en rapports avec les deux partis, adressa à plusieurs reprises des communications au Dauphin*; c'est pendant son séjour à Rouen que Henri V signa les pouvoirs des ambassadeurs qui devaient bientôt se réunir à ceux de Charles*, et qu'il accorda
1. Rymer, p. 92. Sur la conférence de Mantes, voyez Rymer, p. 105, et Lettres des Rois , t. II , p. 3G3.