Religieux, t. YI, p. 3U
6. Les mêmes difficultés qui s*étaient produites à Alençon se produisirent à Pontrde- TArche , et les exigences des Anglais ne furent pas moindres. Voir correspondance du cardinal des Ursins avec le roi d'Angleterre et avec les ambassadeurs de Gharles YI, dans Rymer, p. 79-80, et Thistorique qui se trouve à la p. 130; cf. Monstrelet, t. UI, p. 295; Chron. anonyme, t. YI, p. 265. Nous ne voyons pas que, comme le prétend Rapin- Thoyras , les conférences aient été rompues à Toccasion du différend sur la langue dont on devrait se servir officiellement, car, contrairement à ses assertions, les ambassadeurs adoptèrent le moyen terme proposé par le cardinal des Ursins.
que Henri V délivrait aux ambassadeurs du Dauphin, pour se rendre à Louviers, un sauf-conduit valable jusqu'au 20 janvier 1419 '. C'est à Rouen, dont le roi d'Angleterre venait de se rendre maître (13 janvier) que cette nouvelle conférence se tint, dans les premiers jours de février*. La reine de Sicile, qui continuait à être en relations avec Henri V *, avait sollicité un sauf-conduit pour des envoyés, parmi lesquels figurait Pierre de Brézé, père de celui qui devait plus tard illustrer ce nomV Des trêves, qui devaient durer jusqu'au 23 avril, furent conclues le 12 février, d'une part entre le Dauphin et Henri Y, d'autre part entre la reine de Sicile et Henri V, et l'on décida qu'une convention personnelle des deux princes aurait lieu le dimanche de Lœtare Jérusalem (26 mars), dans un lieu situé entre Évreux et Dreux; cette entrevue devait être précédée d'une conférence des ambassadeurs des parties, fixée au 12 mars •. Les trêves furent immédiatement publiées par Henri V *.
Les négociations avec le Dauphin n'avaient point interrompu les pourparlers avec le gouvernement de Charles VL Le 4 février, le roi d'Angleterre donnait des pouvoirs pour traiter^; le 14 , il faisait délivrer des lettres de sauf-conduit à des ambassadeurs de Charles VI , qui se rendirent à Mantes dans les
i. n ^tait en date du 1»' janvier (Ryraer, p. 81), et délivré à rarchevéquc de Sens, Louis de Ghalon, comte de Tonnerre, Jean de Vaily, Jean Tudert, GuiUtume Seignetet Jean de Villebresme. — Le 26 décembre, le Dauphin avait fait fkire des paiements à ses ambassadeurs (Qairamb^t, vol. 81 , p. 6395, et 108, p. 8463).
2. Pouvoirs de Henri V des 21 et 22 janvier (p. 8i et 85). SauP-€ond}iit du 31 janvier pour les ambassadeurs nommés ci-dessus, valable jusqifau 15 février.
3. 2i novembre 1418 : Pouvoirs de Henri V pour traiter de la paix avec Yolande (Rymer, p. 77). — 15 décembre : Sauf-conduit pour Guiot de Pressy , secrétaire de Yolande {ié., p. 80).
4. Sauf-conduit de Henri V, en date du 3 janvier, pour six ambassadeurs (Rymer, p. 81). Pierre de Brézé ne semble pas être venu à Rouen : le 26 janvier, un nouveau sauf-coodoit fut donné à deux conseillers de la reine de Sicile ; c'étaient Tristan de La JaiUe et Philippe de Coetquis. Le 15 février, Hemi Y commit Roland Leyntale pom* les amener près de toi (p. 92).
5. Convention signée à Rouen, le 12 février, in ecclesia conventuali fratrum prœdicatorum Hothomagensi (p. 91). Le texte de cette convention était connu des Parisiois le 22 février. Registres du Parlement , dans Felibien , t. IV, p. 577.
6. Voir les lettres de Henri V en date du 16 février, ordonnant à ses baiDis et capitaines de publier la trêve (p 93).