‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 243 sur 362 · Jouvenel, p · texte numérisé non relu

Jouvenel, p

7. On voit par l'historique déjà cité (Lettres des Rois, t. H, p. 363-64), que les Anglais ne demandaient rien moins que tout ce que leur avait attribué le traité de Brétigny, pkis le duché de Normandie en entier et toutes les récentes conquêtes; c'est le 16 mars que cet ultimatum fut remis (lettres de Henri V, sans date; ibid., p. 369).

8. A Malo le héraut, envoyé vers le Dauphin à Montargis, quinze livres (D. Morice, 1. 11, col. 981); autre ambassade de Pierre Eder et Olivier de Champvallon, en quittant Rouen {id.); troisième ambassade, envoyée de Bayeux (id., col. 982).

9. Lettres du 8 mars, dans Rymer, /. c, p. 97. — Le 9 mars, Henri V donnait pouvoir de délivrer des saufs-conduits aux gens du Dauphin (id.).

teur de ce prince un sauf-conduit pour se rendre en ! auprès d'Arthur de Bretagne , frère du duc , pri- !puia Azincourt ',

'Angleterre, après avoir signé un traité avec Jean VI ■, quitta Rouen pour se trouver à l'entrevue, fixée au [u'il devait avoir aveo le Dauphin. Mais, à Évreux, où indu, il éprouva une mortification qui dut lui être senirles commençait à apprécier à sa valeur la loyauté i'ersaire ; il se fit excuser de ne point venir au rendeziC susdit retole Récent, » mandait d'Évreux, le 27, un lu roi à un de ses amis d'Angleterre, « a rompu son ntde tenir la journée, et a feit le roi un beau nient*; ne plus désormais aucun espoir de paix. Que Dieu i tout ceci quand il lui plaira ! ... Je ne vous en écris 3ng pour cette fois, mais priez pour que nous échantôt cette fastidieuse vie do soudoyers contre notre d'Angleterre '. »

ion fut à son comble à la Cour du roi d'Angleterre, -ci , fort bien renseigné sur les dispositions du gout royal, dirigé par le duc de Boui^ognc, ne tarda pas son parti : le 28 mars, il donnait pouvoir pour traiter ■les VI de trêves et de mariage, et pour régler les 1 de l'entrevue entre le Roi et lui. Les ambassadeurs s se réunirent à Mantes, où fut faite, au nom de

«Dduil est û&irri à Simon Verni* (p. 99); H but sans doute lire VtrJ¥i. du premier queux (cuisinier) du Daupliin, Guiil3uin« te Fèvre, dit Verjns, se trouve dans Brequigay, vol. 80, f. SI ; il portait Ir^ic du 19 mars 1419

irxTatus tamen Uelphinus (aliorum quoruindaiii, ut pulatur, insalubri ductns em coDïeolionis obs«rvaiioni inteniWe non curavit. » Exposa fail aprts I» ise. — Rjmer, t. IV, part, m, p. 130, CS. Elmliam, Vila llenrki quMi,

ade (he Kin^ a beau nient, i L'éditeur met en now : i This is in Tact a* be made thc Klng a bello nlente. He made liim a cypher, hc stulliSed hini. t , Original Mien, second séries, 1. I, p. IT. mic y not at thys lime; bote y prey you ye prey Tor us Ibat wc may tom byg uuJustj SDundyoncs lyf, yn to Ihe tjf ùI Englond (p. 78). > — i Certes, , tous ces ambassadeurs sur lesquels nous traitons sont t/ncongrut . c'est4langt^e anglais , Ihey ben double anil fais (ils sont doubles et hia). Avk > de gens, Je prie Dieu qu'aucun hommo loyal n'ait rien à voir. >

Charles VI, cette importante déclaration qu'il consentait à traiter sur les bases du traité de Brétigny, et à abandonner au roi d'Angleterre la Normandie avec tout ce que ce prince avait conquis en France ^ Le 7 avril, par une convention signée à Vemon', on décida que les deux rois, la reine et la princesse Catherine se trquveraieni le 15 mai ,^ de concert avec le duc de Bretagne^, en un lieu désigné, entre Mantes et Pontoise, et qu'il y aurait jusque-là suspension d'hostilités *. Les comtes de Warwick et de Kent partirent aussitôt pour Provins, où se trouvait la Cour. C'est en vain que le Dauphin tenta de prévenir le coup en offrant au roi d'Angleterre de traiter avec lui aux mêmes conditions que « l'autre parti. » On a la teneur d'une déclaration dans ce sens , faite en son nom le 12 mai ' ;

1. Les historiens, qui n'ont pas pris la peine de dépouiller attentivement le recueil ^e Rymer, ne se sont pas aperçu de ce fait capital. U est consigné dans le pouvoir, en date du ^ mai , donné par Giarles VI à ses ambassadeurs , d'abandonner « toutes les choses desquelles concordé fu ou dit traiclié de la paix finabte faicte à Bretingny..., avec toute la duchié de Normandie et toutes les terres, seigneuries, villes, chasteaulx et lieux qu'il tient de présent on nostrc royaume (Rymer, p. 105); » et on a publié do nos jours (1847) le texte de la déclaration formelle qui fut faite dans ce sens à Mantes par les envoyés de Chartes VI {Lettres des Rois, etc., t. II, p. 372-73, d'après Rymer, Suppl. à Henri F, t. m, n« 22, dans Brequigny, vol. 80. Cf. l'historique fait en août 1419, dans Rymer, p. 130). Mais si l'on a pu négliger Rymer, il n'était point permis d'ignorer ce qu'on ht dans Jouvenel des Ursin^ , lequel rapporte en propres termes la teneur des instructions des ambassadeurs (p. 362).

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