‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 244 sur 362 · Rymer, t. IV, part, m , p. 102 et suiv · texte numérisé non relu

Rymer, t. IV, part, m , p. 102 et suiv

3. « Qnod etiam videtur expédions quod intersit illustris princeps duc Britannie. » Rymer, p. 105. — Un sauf-conduit, valable jusqu'au 16 mai, fût délivré le U avril au duc de Bretagne. Rymer, /. c, p. 107.

4. Ils y étaient le 11 avril (Gachard, p. 240; cf. Monstrelet, t. III. p. 313, et Chron. anonyme, t. VI , p. 267). Cette convention fut ratifiée par lettres, de Chartes VI, données à Provins le 18 avril (Rymer, p. 108-109), et par lettres de Henri V, données à Vemon le 22 avril. Le même jour, Henri donna des pouvoirs aux ambassadeurs qu'il envoyait à Charles VI {id., p. 109).— Le 6 mai, il donna d'autres pouvoirs pour proroger le jour de la convention , et le 8 mai un traité, signé également à Vemon, la fixa au 29 mai (p. 114- 115). — Ce m<*me jour, Henri V délivra de nouveaux pouvohrs à ses ambassadeurs

5. « Monseigneur le Régent de France et Daulphin, pour le bien de paix des deux royaumes et avoir amour et alliance avccqucs très hault et très puissant prince le Roy d'Angleterre, est prestde fôre envers ledit très puissant prince des choses que il monstrera duement lui avoir esté passées et accordées par l'autre partie touchans les termes continues en le grant paix (sic) et du duchié de Normandie, tandis que le très hault et très puissant prince s'en tendra pour content , et que par ce ne demourra que lesdiz seigneurs n'aient bonne peax, amom* et alliance ansemble. » Rymer, Suppl. à Henri V, t. HI., n<» 51 dans Brequigny, 80, f. 94, d'après Tiber. B. 6, f. 10 B. — On Ht à la suite : a Ista cedula fuit praBsentata domino nostro Régi in Castro suo de Vemon super Sayne per Guytardum scutiferum et quemdam clericum secretarium Dauphmi, xii de maii. »

HISTOIRE DE CHARLES Vil. 1419

ait convenu entre Henri V et le duc de Bourgogne ; les ations des Anglais avec le Dauphin furent définitiTeompuee '.

îonfércnces de Mculan s'ouvrirent le 30 mai. Le roi d'Ane était tellement^persuadé que les choses étaient arranl'avance, et qu'il n'yavait plus qu'une formalité à remue, le !"■ juin, il désigna ses deux ffèree Clarence et ter, avec son oncle l'archevêque de Cajiterbury, le duc ;p et l'évêque de Westminster, pour préparer la conclulale du traité ', Ne lui avait-on pas accordé à Mantes tout 1 demandait? N'avalt-on pas, dans l'entrevue du 30 mai, 'clé les assurances données 'î Les historiens qui, pour laPt, se fiant à Monstrelet, ont affirmé que ce furent les lions exorbitantes du roi d'Angleterre qui amenèrent ! des négociations, sont tombés dans l'erreur. Quelle fut >e de cet échec? En jetant les yeux sur les pièces diploles qui nous sont restées *, nous constatons qu'il ne s'éleva mme dans lee conférences antérieures, d'obstacles insui^ t)les résultant d'exigences auxquelles on n'aurait pas faire droit. « Il survint, dit la chancellerie anglaise dans ument déjà cité plusieurs fois, il survint inopinément une de dissentiment : la partie adverse refusa de dresser un uthentique des stipulations consenties , et relativement lins articles déjà admis , elle se mit à soulever des diffi- '. » Qu'est-ce à dire? Le duc de Bourgogne et la Reine, qui

rpînp de &ià\e, apris tincidcntde rcntrCTiie rtiaaquée du !6 mars, ne cessa 'apports nvcc les Anglais. Noos voyons Henri V donner, le tO avril, no saint-

deux envoyas de la reine ïotande (Rymcr, p. 107); le !7 avril, il dannait pooaod LeynbUe et à M* Tliomas Felde pour traiter de trêves avec ses cnvojés <id., !n(in, après l'rs^ue des conrérenccs de Meulao, le 3 juillet , un nouveau sauf-coDuno<^ à deux envoyés de la reine (p. iU). icr, t. IV, part, m, p. H9,

jst euius convenlioais inilia, singuU a prasfalis ambassialoribus , ut pnelbrlnr, er prœdiclam serpnissimani domioani cl ducem, cura dicto rege eonvenientes, . jpritB vneiï oracntn ratificala fucmnt, Pi per cosdem ullro prafalo régi conceincordiitum quod priemis^a sihï sic, ut [irteniitlilur. remansBra, idem rei et hsredes pelnum tenerent non a Itc}»! scu corona Frànciae vet a quoquam hominum, sed ». B Rymer, (. r,., p. 130.

wsitionE du roi d'Angleterre; — OfTi'es du gouvomemenl royal, avec les obser- I rni d'fVugleterrc; — Historique des nfgodations, Tait parla diaDcellerie angi^se-

c-, p, 120-121 et 130-131.

iriqufl des négociations, p. 130.

avaient pris les devants d'une façon si étrange , se seraient-ils trouvés contraints nie revenir sur les engagements contractés par leurs ambassadeurs ? Si les dociunents anglais nous révèlent les difficultés qui surgirent au cours des négociations, un grave historien français * nous . apprend les divisions qui régnaient dans le Conseil, où se trouvaient des hommes assez bons Français pour ne point consentir à sacrifier les intérêts du royaume. Une discussion s'engagea sur la question de savoir s'il ne fallait point, au lieu de tout céder au roi d'Angleterre, tenter de se rapprocher du Dauphin. Le parti bourguignon et - le parii français se trouvèrent aux prises. On vit le conseiller intime du duc de Bourgogne , le ftitur chancelier de son fils , Nicolas Rolin, prétendre que la paix avec les Anglais était une nécfessité qu'il fallait subir, et qu'un si grand bien pouvait être acheté au prix de l'abandon d'une partie du royaume. Un président au Parlement, Jean Rapiout, soutint l'avis contraire. Ce furent les -Bourguignons qui l'emportèrent : on décida qu'il fallait traiter avec les Anglais^ et qu'il convenait de leur accorder ce qu'ils demandaient *. A Paris, où l'on se préoccupait vivement des négociations, on regardait déjà la chose comme conclue; et à ce propos, le fougueux auteur du Journal d'un bourgeois de Pari^- laisse échapper cette exclamation, où la passion politique s'efface devant le cri de la conscience publique : « Et fut une dure chose au Roy de France que lui, qui (Jevoit estre le souverain Roy des Chrestiens, convint qu'il obeist à son ancien ennemy mortel, pour estre contre son enfant et ceulx de la bande ^. »

Mais, au milieu des discussions qui s'engagèrent*, le parti

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