Voir Lecoy de la Marche, René d'Anjou, 1. 1, p. 13-U
4. D était né le 25 septembre 1403 , et était par conséquent un peu plus jeune que le Dauphin Charles.
5. Dernière représentante de la maison française de Sicile, elle était petite-nièce de la première Jeanne par sa mère Marguerite de Duras, dont la mère, Marie de Sicile, était sœur de Jeanne. Par son père , elle était cousine de Jeanne , mais à un d^ré un peu plus éloigné.
l'histoire par sa légèreté de mœurs ', était alors sur le trûne. Elle avait succédé en 1414 à son frère Ladislas, et veEait(-2 octobre 1419) d'être couronnée par le cardinal Colonna, frère du pape '. Sollicitée de divers côtés, elle n'avait point encore déné d'héritier '. Le pape Martin V trancha la question : par acte daté de Florence, le 4 décembre 1419, Q donna à iiis in d'Anjou et à sa postérité l'investiture du royaume de pies après la mort de Jeanne*. Fort de l'appui du pape, int obtenu le concours de l'ancien grand connétable de la ine, le fameux Sforza Attendolo, le jeune Louis fut promé roi, et s'établit à Castellamare, tandis que Sforza occut Averso. Mais il allait se trouver aux prises avec les plus Lves difficultés : la politique napolitaine lui suscita un rival la personne d'Alphonse V, roi d'Aragon, que la reine Jeanne istitua bientôt son fils adoptif et son héritier, et qui vint ■ndre possession du royaume*.
lie roi d'Aragon était un des rares souverains qui reconnaisent encore Benoit XIII pouR pape. L'intervention de ce prince ?ait avoir pour résultat de rattacher plus étroltemeot Mar- V à la maison d'Anjou. Elle se produisit au mois de septembre a, alors qu'Alphonse venait de quitter son royaume pour iser en Sardaigne. Avant son départ, il avait reçu de doules ouvertures 'du Dauphin *, Au mois de janvier 1420 , une
Harj^ 1 (reota-quatre ans avec Gnillaunie , doc d'Autriche , puis une seconde bis, i anie-six ans, avec Jacques de Bourbon, comte de la Uarclie (10 aotll U1>^), elle ternit mari emprisonne, el vivait avec ses favoris.
Elle avait Tait remettre à Martin V loules les possessions du Saint-Siège, usurpée; pir slas. Sisunondi, llitt. da ripubl. ilaliennet. t. VIII, p. 389, d'après Giomall napole- ,.daos Muratori, I. XXI, col. 1083.
11 avait été queslion de l'adoplioii du duc de Bedrord , frère de Henri V, camme on le par un acte du 1! mars 1119, dans Rjmer, t. IV, part, ni, p. 98. En mars Wm. ne éUûl encore en relation avec Bedford (p. 159).
Gel acte est publia en partie par U. Lecoy de la Marclie, René il'At^ou, l. I), 11-13.
Voir Sismondi , llttlolre de* réputliguu UalUnntt, I. VIII, p. 396 et suiv.
Nous avons trouvé, dans un manuscrit rëcemmenl i<ntrè i la BiblioUièque natramle . nouv, acq,, 1001, T. 1), el qui nous a déjà Tourni de curieoi documeots, laleltre soi-
A THES HAULT ET PUISSANT THINCE LK HOÏ D'AnHACON , MON THÈK CHER 'ET THÉS
COUSIN, Charles, fus, etc., réce>t, etc., saloi ei K.fnÉJiE nu.ECTH)N. — Très 1 et puissant prince, le grant et continuel désir que j'aj de scavoir au vraj de Tostre estai et santé ne fait eaorire devers vot». Si vous prie et requierre bioi chtèreoMil
grande ambassade \ dont Jacques Gelu, archevêqiie de Tours , était Je chef, fut envoyée vers les rois de Gastille et d'Aragon, avec mission de renouveler les alliances entre la France et ces deux puissances. Tandis que Laurent d'Aredia allait trouver Alphonse V*, l'archevêque de Tours se rendait à la Gotir de Gastille. Nous n'avons pas de renseignements sur les résultats de l'ambassade en Aragon, mais ils ne purent être efficaces, car le 7 mai 1420 le roi s'embarquait "pour la Sardaigne; de là, il devait passer en Gorse, où il fit pendant neuf mois le siège de Bonifazio; puis à Naples, où il débarqua le 6 septembre 1421 , et resta' jusqu'au mois d'octobre 1423. Quant à la Gastille, nous savons que le Dauphin obtint la promesse d'un nouveau secours de vingt galères armées et de soixante gros vaisseaux*. Don Juan Enriquez, fils de l' Amirauté de Gastille, devait prendre le commandement de cette flotte ; mais c'est précisément à cette époque qu'éclata (14 juillet 1420) la révolution dont il a été parlé plus haut : l'infant don Henri s'empara de la personne de Jean II, et le tint pendant plusieurs mois sous sa domination.
que voslre plaisir soit de ra*en açertener par vos gracieuses lettres le plus souvent que vous sera opportunité , car d'en oir en bien me sera singulier esjouissement et plaisir, et se de moy vous plaist oir, je suis, la grâce de Dieu, sain et en bon point, comme ce et autres nouvelles de par deçà pourrez plus à plain scavoir par mes amez et feauh chambellans messires François et Jehan de Yillenove, vos chevaliers, qui présentement se trayent devers vous, lesquels en faveur des grans et bons services qu'ils m'ont fait par de ça vous recommande tant que je puis. Très bault et très puissant prince , je prie Nostre Seigneur qu'il vous doint bonne vie et longue. Escript, etc. »
1 . Elle se composait de l'archevêque de Tours , de Robert Dauphin , ëvéque de Chartres, de Pierre de Cbantelle , confesseur du Roi , du sire de Pesteil , de Guillaume Bataille et de Laurent de Redya (lettres du Dauphin des 15, 18 et 25 janvier), et avait pour objet, disent les lettres, (l d'entretenir et, se mestier est, de renouveler les aliances que mondit seigneur le Roy et mondit seigneur le Régent ont avecques lesdiz Roys de Castelle et d'Aragon. * Clairambault, vol. 3, p. 51; 8, p. 467, et 40, p. 2983.