ibid., p. 353-59. Cf. lettres du 9 septembre til
pondu. Mais, quant au non droit au Royaume, les Anglois n*ont aucunement respondu. Et quant à Normandie, laquelle les Anglois dient tousjours avoir eue, je ay dit que mais les ducs de Normandie ont eue Angleterre, et l'ont acquise, et esloit honneur au Roy de France avoir le Roy d'Angleterre et le duc de Normandie son vassal, comme lesautresvassaulx dp) son Royaume. Finablement les deux proposans ont dit que plus ;n ceste matière ne vouloient parler, et ainsi fut. Si vueilliez, mon très redoublé seigneur, prendre en gré, au moins en patience, ce qui a esté fait. Vray est, mon très redoubté seigneur, que il me semble, par la manière des Anglois et par ce que je puis entendre d'ailleurs de ceux qui scevent de leur entencion, que ils tendent à traictié, et par le moyen de Nostre a^nt Père, et croy que ad ce sont venus, car ils se sentent de présent appetissez de gens et de finance, et craignent les Escoz.
Mon très redoubté seigneur, nostre dit saint Père, pour l'onneur de vous, a donné à messire Guillaume de Meulhon, à ceste feste de Noiîl, l'espée de la chapelle royale, et fait lire la leçon, laquelle chose est accoustumée eslre donnée au plus noble estant en Cour.
Mon très redoubté seigneur, Nostre Seigneur vous doint bonne vie et longue prospérité en vos affaires.
Escript à Florence, le xxix^ jour de décembre cxxx: xix.
Vostre humble serviteur
G. CARDINAL DE SaINT-MaRG *.
Tandis que ses ambassadeurs étaient près du Pape, le Dauphin se dirigeait vers le Midi. A son passage à Lyon, il eut une conférence avec Pierre d'Ailly, cardinal de Cambrai, légat du Saint-Siège à Avignon , venu tout exprès pour Tentretenir '. Il était à Vienne quand il fut rejoin par Tévêque de Léon et Guillaume de Meulhon, qui lui rendirent compte de leur mission' :