‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 266 sur 362 · mai 1417. Ordonnances, t. X , p · texte numérisé non relu

mai 1417. Ordonnances, t. X , p

5. Par lettres du 2 juin , Charles prescpvit la convocation des Étals du Dauphiné , pour aviser aux mesures à prendre contre une invasion de l'empereur {Ordonnances, L X, p. 414). — Pendant son voyage à Angers, en juin 1417, Charles cut*à s'occuper d'une affaire intéressant la sécurité du Poitou. Les États de celte province , réunis à Saurour, exposèrent les maux résultant de la lutte engagée, au sujet de certaines de leurs possessions, par le seigneur de Parthenay et Arthui* de Bretagijio, comte de Hicbemont, alors prisonnier en Angleterre. Charles désigna, pour négocier cette aflRaire, Jean de Vivonne , commandeur de Chàtillon ; Guillaume Torcau , Guillaume Orry et Guillaume Cardot , maire de Niort ; une assignation de 3000 1. t. lem* fut Éaite, et par lettres du 21 juin (dont nous possédons l'original), le Dauphin ordonna d'allouer aux comptes une somme de 70 1. 1. sur cette assignation. Le 2 juillet fut signé à Angers, entre le Dauphin et le duc de Bretagne , agissant au noni de son frère , un traité qui tranchait la question exi ce qui concernait le comte de Ilichemont; mais les démêlés avec le seigneur de Paitlienay, qui avail embrassé le parti bourguignon , ne se terminèrent pas si vile. Voir Histoire de Parthenay^ par B. Ledain, p. 312.

table dans le Conseil de Charles VI ne tarda point à se grouper autour du jeune prince. Nous avons enregistré plus haut Mes noms de ces personnages. On put reconstituer immédiatement les différents services. Le Dauphin eut près de lui son chancelier (Robert le Maçon), qui ne Tavait pas quitté; le seul maréchal alors en exercice (Pierre de Rochefort) ; l'amiral de France (Robert de Braquemont) , et le grand maître des arbalétriers (Jean de Torsay). Le Grand Conseil se trouva bien vite formé. La multiplicité des déplacements du prince et les besoins de l'administration amenèrent même un résultat qu'il faut signaler : il y eut à la fois plusieurs conseils. Indépendamment du conseil particulier qui suivait le Dauphin, il y avait le Grand Conseil , siégeant d'une façon permanente , en son absence , à Poitiers dlabord ^ puis à Bourges^. Il y eut un conseil résidant en Languedoc, où fut bientôt organisée une administration spéciale* : à Toulouse, en 1422, fut installé un conseil, non plus nomade et — comme il l'avait été au début, — attaché à la personne du lieutenant général du Dauphin, mais indépendant Qt Sédentaire '. Il y eut même parfois d'autres conseils, siégeant d'une façon intermittente, à Lyon ® et à Chinon '.

Cette vie errante du Dauphin, cette obligation de se transporter d'une extrémité à l'autre du royaume , amena une autre innovation : pendant le voyage du Languedoc, le chancelier étant resté à Bourges pour diriger les affaires, Charles eut prèé de lui un vice-chancelier^. Nous avons vu plus haut qu'au

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