‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 275 sur 362 · Ordonnances, t. X, p · texte numérisé non relu

Ordonnances, t. X, p

4. On a conservé une partie des registres de ce Parlement; ils se trouvent aui Archives, sous les cotes X^» 9190 à 9201 et \^^ 18 à 22. Voir sur le Parlement de Poitiers la Notice sur les Archives du Parlement de Paris, par M. Grftn, en tête des Actes tu Parlement, t. I, p. ccxiii-xvj, et une thèse d'un élève de l'École des Cbaites, M. D. NeuWHe, où, à

1418 l'administration du dauphin. 353

cien et de plus notable parmi les magistrats qui avaient siégé à Paris au Parlement et au Ghâtelet \ Les causes ne tardèrent pas à y abonder*, et l'on y fit, selon un grave auteur du temps, « bonne et briefve expédition de justice '. » Le Dauphin nomma en même temps Benoît Pidalet aux fonctions de procureur général *.

Par d'autres lettres, données également le 21 septembre, le Dauphin désigna six des membres du nouveau Parlement pour tenir la chancellerie, en Tabsence du chancelier, qui, disait-il, « sera souvèntes fois hors de nostre dicte ville, en nostre compaignie ou ailleurs où nous le vouldrons envoler pour nos besongnes et affaires ^. »

Le Parlement de Poitiers fut un moment réuni au Parlement de Paris : par lettres du 19 juillet 1419, données après le traité de Pouilly, Charles VI confirma les arrêts rendus à Poitiers, et évoqua les causes pendantes au prochain Parlement*. Mais on n*eut pas le temps de mettre cette mesure à exécution ; l'accord momentané qui s'était opéré fut rompu après le meurtre de Montereau : le Parlement de Poitiers devait conserver son existence propre jusqu'à la soumission de la capitale, en 1436.

Lors de son voyage en Languedoc, le Dauphin institua un autre Parlement à Toulouse. Les lettres de création furent données à Garcassonne le 20 mars 1420. Les considérants en sont remarquables et méritent d'être cités : « Après qu'il a pieu à Dieu nous laisser seul filz de Monseigneur, son vray héritier et

côté d'erreurs de faits et d'appréciations contestables au point de vue de la politique générale, il y a dMntéi'essantes indications : le Parlement royal à Poitiers, dans la Revue historique, t. VI, p. 1 et 272.

i. Pasquier dit, en parlant des conseillers qui suivirent le Dauphin, que c'étaient « la plupart des hommes notables de la Gourde Parlement, et singulièrement ceux qui favorisaient sans arrière boutique le Dauphin. » Les Recherches de la France, livre II, ch. iv. — Le 11 décembre 1419, le Parlement de Paris nomme deux conseillers en remplacement de Hugues CriniauK et Barthélémy Hamelin, « qui avoient delaissié Testât et service de la Court, et s'estoient transportez en la ville de Poictiers pour estre du conseil de Monseigneur le Daulphin en yceUe ville de Poictiers. » Archives , X^* liSO.

2. Voir le registre X^> 9195 : il contient 172 feuillets pour les seules années 1418 à U22.

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