Ordonnances j t. X, p
3. De nouvelles lettres furent données le 16 mai par Charles VI, portant que ses lettres de révocation ne devaient avoir force de loi qu'à dater du jour de leur publication Ordonnances, t. XI, p. 3. — Cf. lettres du 25 janvier 1422. Archives, X<« 860i, f. 79.
A. C'est ce qui résulte de la protestation de Pierre Cousinot datée de U25. Prettves des
0 HISTOIRE DE CHARLES VH. 14l8etsuiï.
ésentatioDs par lui faites à des caQouicats vacants, conforméîtil aux opdonnaoces précitées ', ou de, lettres disposant du iiporel des t^vèchés ei des abbayes pendant la vacance des ulaircs*.
Le Dauphin fut, nous l'avons vu, le gardien fidèle des Iradims religieuses de la royauté ; il n'oubliait point que les rois B prédécesseurs avaient été appelés, « à leur graat gloire et lenge, Roys très chrestiens, vrays champions et principaui ffenseurs de nostrc sainte foy catholique '. >> Ses ordonnances nt empreintes de ce caractère de foi et de soumission à ^lise qui, à travers de regrettables désordres de mœurs et de 3heuz démêlés avec la cour de Rome, distingua toujours nos is. Nous avons des lettres, en date du 8 octobre 1420, contre i blasphémateurs ^ Le Dauphin y déclare qu'ayant « en très ande desplaisance » les blasphèmes qui sont habituellement oférés, et « voulant, comme bon catholique, à son pouvoir, ter ladite mauvaise coutume , » à laquelle il est permis d'atbuer en partie les maux qui affligent le royaume', ii défend [ue aucun, de quelque estât qu'il soit, ne maugroye, renoye, spite ou blasphesme dores en avant le nom de Dieu, ne de la >riose viei^e Marie sa mère , ne les saints ou saintes , » sous ine d'une amende de cinq k vingt sous pariais , doublée ou plée, en cas de récidive, et au besoin de peine corporelle, selon l'enormité du cas et la qualité de la personne, à l'ar- Tage et discrétion de justice. «
Tin, l. III, p. 35. Oa lit dais un foimulure du temps, à la suite de l'ordranuiiM dr
s 1418 : « Cesle ordonnance cul lieu parcspecial en l'obéissance du Ftoj jusques i Ta
CCCC vint et sli. g Ms. tr. 5031, f. 71 v. — Nous avons des leUres du Dauplùm, sas
> de mois, adi^sées en UIS au bailli de Toumine , ordonnant de faire publier Tiir-
lumrc précil^ (Ms. lat. 9071 , r. Î9), et il y est bit allusion dans plusieurs ktlm da
|AiD donnant des grâces expectatives.
. Catalogue det aelei, letlrcs des 30 mars lil9, 87 mars, 6 septembre el 10 bo-
bre 1130, 6 Tévrier U!l , de. — Voir sur des coUatians de bénéfices, Rti/Utra
Parlenuiit de PoUieri, X<', 9197, f. 61 et 81 ; Extraits dea Hegisiret capitaUiirti
Satnt-Martin de Toun, dans Baliue, 77, T. 346-17.
. Lettres du 13 novembre 111 8. Arcbives, P 140!<, cote Iï43.
. Ces cipressjons se Irouvenl dans une lettre de la reine Isabeau , en date du 16 Unia
B. Ordonnancti, t. X, p. 137.
. Ordonnaneu, 1. XI , p. 105. — Cf. lettres du iî décembre 1430, presque iden-
M. Arcbives, X" 8601, f. 36 v.
. u Doubtans, ainsi que vray scmblablemenl est i doubler, que à ceste occasion nostre
1418elsiiiv. l'administration du dauphin. 371
Les membres du clergé qui avaient suivi le Dauphin s'étaient vus privés de leurs bénéfices \ Charles était dans la nécessité de les dédommager des pertes subies par eux : il le flt très libéralement. Plusieurs de ses ordonnances attestent ses sentiments à regard du clergé : le 13 février 1421, il confirme les privilèges des chanoines d'Angers * ; le 27 février 1422, il prend sous sa sauvegarde les trésoriers, chapelains et clercs de sa chapelle royale du Gué de Mauny, près Le Mans ' ; il accorde des lettres de protection et sauvegarde à l'hôpital d'Aubrac et à l'abbaye de Grandmont ^ ; enfin il fend des orjdonnances en faveur des religieux de Sainte-Croix de Poitiers ' et de l'Université d'Angers *.
L'anarchie des dernières années avait singulièrement relâché les liens qi\i unissaient les grands seigneurs ïéodaux au trône. On avait vu les princes apanages donner eux-mêmes l'exemple de l'insubordination et de la révolte : plus préoccupés de leurs intérêts personnels que des intérêts de la couronne, ils avaient fait passer leur ambition ou leurs rancunes avant toute autre considération. Les désastres amenés par l'invasion anglaise n'avaient point relevé le sens moral des princes : alors que Jean sans Peur s'alliait secrètement à l'ennemi le plus acharné du Royaume, que son fils Philippe traitait publiquement avec les Anglais et leur livrait la France, le duc de Bourbon ne craignait pas de s'abaisser devant le vainqueur au point de lui
dit Créateur, entre autres choses , ait peimis à venir en ce royaulme plusieurs afflictions, guerres, pestilences, famines et autres tribulacions. »
1. Lettres de Charles VI du 6 décembre 1421. Archives LL AU, f. 60. Cf. LL 215, f. 319 et 510.
2. Lettres indiquées dans la Collection de D. Housseau, vol IK, n» 3843.