Ordonnances, t. X, p
8. Lettres des 14 juin, 3 août et 21 octobre lil7; 17 et 27 février, 8 mars, 16 avril 1418. Ordonnances, t. X, p. 417, 422; Ms. t, nouv acq., 4139 (non paginé).
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n'en était pas de môme en Daiiphiné, car Charles recommandait au maître de la Chambre des comptes d'y mettre ordre *.
La reine Isabeau s'était empressée de donner au duc de Bourgogne la haute direction des monnaies * ; l'occupation de Paris mettait le duc en possession d'une autorité encore plus grande. Il était urgent de prendre des mesures d'une part, pour s'assurer la fidélité des maîtres particuliers et des gardes des monnaies, d'autre part, pour tirer parti des ressources qu'offraient les monnaies de l'obéissance du Dauphin. Nous avons la trace de deux voyagas faits, en août, septembre et octobre 1418, vers le trésorier du Dauphiné et les maîtres des monnaies de Lyon et de Saint- Pourçain, « tant pour veoir au juste les estaz des monnoyes et iceux rapporter, conmie pour les autres besoingnes et affaires*. » A ce moment le prix du marc d'argent fut porté de neuflivres à neuf livres dix sous^. Une ordonnance prescrivit la fabrication de moutons d'or, et enjoignit de donner aux marchands quatre-vingt-seize livres tournois du marc d'or fin *. Par lettres du 20 décembre 1418, le Dauphin, considérant que, « pour le paiement des gens d'armes et de trait ordonnez et mis sus pour la garde et gouvernement des royaume et seigneurie du Roi , » il était nécessaire « d'avoir et recouvrer briefment très grant finance, » et que le domaine et les revenus du Roi ne lui permettaient pas de la trouver aussi promptement que besoin en était, à cause des grandes charges qui les grevaient et de leiu* diminution, occasionnée par les guerres advenues au royaume depuis longtemps; et aussi que, « pour l'occupacion et empeschement que a mis et met le duc de Bourgoingne en partie d'icelles revenues, en les applicquant à son prouffit, » à lui, comme seul fils, héritier du Roi et sucesseur de la couronne et royaume de France, « appar-