Indiqué dans des lettres de mai 1423. Doat, 214, f
mois, le gouvernement de Charles VI, avisé qu'il y avait dans le Velay, le Gévaudan, le Vivarais et le Valentinois, de grandes quantités d'or et d'argent propres à être monnayés, prescrivit rétablissement d'une monnaie à Marvejols en Gévaudan*; il travaillait ainsi, à son insu, pour le Dauphin, qui ne devait point tarder à être maître de cette contrée. A ce moment, Charles VI prescrivit la fabrication de nouvelles espèces , et donna au duc de Bourgogne le profit de plusieurs monnaies*. Mais on éprouvait de grandes difficultés à faire transporter aux hôtels des monnaies, pour les convertir en espèces, les matières d'or et d'argent : il fallait souvent traverser des pays ennemis, et nulle part les routes n'étaient sûres. Des habitants du Puy ayant voulu porter dan^les monnaies de Charles VI cinq cents marcs d'argent fin et sept cents marcs de billon, Pierre de Montmorin, bailli de Saint-Pierre-le-Moustier pour le Dauphin, s'en empara au profit de son maître, qui, par lettres du 30 mars 1419, le récompensa de cette prise '.
Le 17 juin 1419, le Dauphin prescrivit encore la fabrication de nouvelles espèces, savoir des écus à la couronne, de 60 deniers de poids , ayant cours pour 50 sous tournois , et de petits éciis de 120 deniers de poids, ayant cours pour 25 sous tournois. Il invoquait les nécessités de la guerre et les besoins du trésor, auquel le « fait des monnoyes » pouvait seul donner satisfaction, et il ordonnait aux généraux des monnaies de faire donner 140 livres tournois du marc d'or fin, avec faculté d' « augmenter et diminuer les deniers d'or dessus diz en pois, loy et cours, ainsi qu'ilz verront estre affaire, » et de faire fabriquer la monnaie d'argent sur le pied de monnaie 96* et 100'^*. On ne tarda pas à arriver au pied de monnaie 108* : une nouvelle ordonnance prescrivit de fabriquer des espèces dans ces conditions ^,
Le 20 juin, les commissaires des finances, ayant en leur com-