Ordonnances, t. X, p. 508-509 et 512; t. XI, p. 7-iO
3. Clairambault, 77 , p. 6071 ; QuitUnce du 5 avril U19, ibid.
i. Archives de Grenoble, B 2824, f. 136. — 11 y a aussi des lettres du 11 juin 1419, prescrivant la fabrication de nouvelles espèces, /d., ibid., f. 128 y«. 5. Letti'es du 19 septembre 1419, appliquant la mesure au Dauphiné. B. 2824, f. 141.
1419 l'administration du dauphin;
pagQie GuillEuime de Champeaus, te futur évêquedel chidiacre de Passais et Jean Ghastenier, secrétaire du partirent avee mission de se rendre compte 4e l'état naîes, et de liâter le paiement des sommes qu'on ei tirer. Cette commission, qui fonctionna pendant de vingt-six jours, visita successivement les monnaies d» Angers, Tours, Boui^es, Chinon, etc. '. A la suite de quête, Charles, considérant « l'urgente nécessité » d'à les revenus de ses monnaies pour pouvoir travailler ment au recouvrement du royaume, et agissant a pou utilité et profBt évident » du Roi et de lui, donna à fei un an à dater du 1" novembre, vingt-deux moc royaume ' à ïlarot de Bétons, éohevin de Poitiers, qui certaveo vingt coassociés, s'en porta soumissionnais nant une somme annuelle de deux millions cent soixf livres tournois, à chaîne d'y fabriquer certaines esp' le poids etla valeur étaient déterminés*. Le Dauphin tait de ne mettre en circulation, pendant la durée du cune monnaie nouvelle et de ne point changer le co monnaie blanche. Le preneur s'engageait à payer cha une somme de dix-huit mille livres tournois, à partir vembre ; comme avance et caution, il devait versera avant le 15 novembre, une somme de quatre-vingt livres *.
Par deux lettres du même jour, le Dauphin ordonn fabriquer, à partir du 1" novembre, dans toutes les de son obéissance, des gros aux conditions axées °, <
1. ûnitlance de Jeaa Ghastenier de 561 I. 10 s. (ï 40 sous parïsis par vrier 14Î0, Clairunbault, 30, p. 'Om.
!. Ed voici l'^mimération : Tours, Chinon, Angers, Poitiers, La Roche Sainl-Pourçain, Bourses, Lyon, Guise, Sainl-Andrë-les-AvignoD , Eleaucaire Toulouse, Le Ponl-Saint-Espril , Crémieu, Romans, Mirabd, Loches, Se] VillerraDche en Rouergue. — Plusieurs de ces monnaies se trouvaient dans n'jlaieat point encore dans l'obéissance du Dauphin; les quatre demid'es éta
3. Les espèces omises devaient être sur le pied de monnaie 130'; on d( des gros ayant conrs pour 90 deniers tournois, à 3 deniers 8 grains de loi i deniers de poids ; le prix du marc d'argent était jlabli à 16 1. 10 s. t.
1. Lettres donnas à Loches, le 19 octobre U18. Ordonnances, L XI, p
5. Archives de Grenoble, B28îl,f. UBv. — Des lettres missives du 21 Turent adressées à cet eSet aux gouverneur et gens du conseU du Daupbiné. J
clore le 31 octobre les boîtes de ses monnaies pour être portées à Bourges et vérifiées par ses généraux maîtres des monnaies '. Le 8 novembre, le Dauphin 'prescrivit de mettre Marot de Bétons et ses compagnons en possession de la maîtrise de ses monnaies *. Trois mois plus tard, faisant droit aux plaintes de ses sujets du Dauphiné relativement à la rareté de la monnaie divisionnaire ', il ordonna de fabriquer en Dauphiné de la monnaie noire, jusqu'à concurrence de cinquante marcs, en dédommageant Marot de Bétons du préjudice qui lui serait causé *.
Tandis que le Dauphin se procurait ainsi les ressources nécessaires au fonctionnement de son gouvernement, le Conseil de Charles VI continuait ses incessantes mutations et fabrications d^espèces *. C'est seulement en août 14*20 que les monnaies situées dans les pays soumis au gouvernement dont le siège était à Paris, et qui étaient au nombre de huit', furent aifermées pour six mois, moyennant cinq cent mille livres tournois, à une compagnie de m'archands changeurs ^
Mais, malgré l'abandon fait par le Dauphin à Marot de Bétons d'un premier versement de vingt mille livres ^, la change était trop lourde pour le fermier des monnaies : dès le passage de Charles à Lyon (22-Ô6 janvier 1420), Mafot et ses compagnons se plaignaient de la concurrence que leur faisaient les monnaies du Languedoc, que le comte de Foix avait affermées, et celles de Mouzon et de Dijon, où l'on donnait aux marchands vingt-quatre ou vingt-cinq francs du marc d'ai^ent, alors qu'ils étaient tenus de n'en donner que dix-huit. Pour
i. Archives de Grenoble, B 282i, f. liS v«.