‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 308 sur 362 · ArchiTes, KK 50, f. 13-U. 30 «^3, 62^63 v, etc · texte numérisé non relu

ArchiTes, KK 50, f. 13-U. 30 «^3, 62^63 v, etc

5. ( Si TOUS prions et neantmpins reijucroas et sommons, de par moi que les dictes lettres faciez e^equter es dictes monnojes du Dalphind, et que 1 nance soit tenue secrète, car ou revelenient peut avoir grant dommaige gnenr. > Lettre missive des générani maîtres des monnaies, en date du 15 a gouverneur et gens du conseil du Daupbiné, Archives de Grenoble, B !S35, duHe paru, Morin, Numiimaliqur féodale du Dauphiné, p. S50, noie i choses tenés secrètes, sans les reveller i quelconque personne que ce soit, privacion de voz oinces et d'eniande arbitrage, fors seulement i raîssajcur particulier, des quelt prenei le serment de non reveller ces clioses sur les d Lettre du gouverneur du Dauphiné aux gardes de la monnaie de Grémiei 22 arril. Morin, /. c, p. 25! note — Le 9 octobre, les généraux des monna gonvemeor de mettre à exécution cerlainei clwtca secrète* contenues dau! Daapbin. B 2815, r. 129 v; et. Horin, p. 256 note.

du marc d'argent'. La fabrication de nouvelles espèces se poursuivait sans relâche *. Dans certains ateliers monétaires, les ouvriers refusaient de travailler, à cause de la faiblesse de la monnaie '. Il est à présumer que si les choses avaient continué de la sorte, les gardes des monnaies auraient eux-mêmes aban- . donné leur poste *.

On commençait â sentir la nécessité de s'arrêter sur cette pente qui ne pouvait aboutir qu'à la ruine. Dès le mois de décembre 1420, le gouvernement de Charles VI , se conformant aux vœux d'une assemblée réunie à Paris , avait pris des mesures pour remédier aux-graves inconvénients résultant de l'affaiblissement des monnaies ". Mais , prétextant « les gwms frauldes , mauvaistiez et déceptions de celui qtti se dit Douiphin et ceulx de sa partie, » qui faisaient forger à ses armes et coins des gros de petite valeur pour attirer à eux les bons gros qu'il faisait fabriquer et s'enrichir ainsi de sa bonne monnaie , Charles VI — ou plutôt le conseil anglo-bourguignon siégeant à Paris — n'avait pas voulu mettre en circulation la monnaie de fabrication nouvelle*. On s'y décida pourtant : des lettres du 26 -juin et du 12 octobre 1421 donnèrent cours, au taux de cinq deniers, puis de deux deniers parisis, aux gros qui avaient valu vingt deniers tournois'. De son côté, le Dauphin résolut de prendre des mesures décisives. Dans les premiers jours de février, il avait

1. Lettres des généraux maîtres des monnaies en date des 10 août et S octobre 1IS1. B2825,f. 117 v°ct 130.

2. Le 9 août i421 , le gouvemem' du Daupliiné écrit qu'on a ordre de faire fabriquer : l*» des écus à la couronne; 2" de petits blancs; 3* des deniers noirs. On donne aux changeurs et marchands soixante-quatre des écus au marc d*or un. Morin, /. c, p. 253-54. — Le 2 octobre, les généraux mîdtres des monnaies ordonnent de taire fabriquer de nouveaux écus à la couronne. Idem, p. 255. — Le 8 octobre, les mêmes ordonnent de fabriquer des gros. B 2825, f. 130.

3. Supplique du maître de la monnaie de Mirabel, décembre U21 ; lettré des généraux des anances, 11 décembre 1421. B 2825, f. 137.

4. On verra plus loin que le gouvernement du Daupliin se décida à recourir à un emprunt forcé sur les maîtres particuliers et gardes des monnaies du Dauphiné : c'est ce qui résulte de lettres de commissions données, vers la fin de 1421 , à Jean Girard, lequel eut charge en môme temps de vérifier l'état des monnaies, et les papiers et registres des gardes, contre-gai'des et conti-ôleui-s. Ms. fr. 5271 , f. 141 v°.

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