Voir Jouvenel, p
6. Dès le mois de juillet, Nicolas du Carret (del Careito)^ marquis de Savonne, était employé à la défense de Melun avec seize écuyers, quatre connétables et quatre-vin^ arbalétriers (Olairarabault, 25, p. 1851 et 1853); Ferrandon de SéviUe servait dans le mène mois sous les ordres de Tanguy du Chastel (W., 103, p. 8011); Luquin Ris faisait partie de la garnison de Melun avec quarante-six écuyers , un connétable et vingt-huit arbalétria^ (W., 95, p. 7403); le 2 août 1418, Guillaume Chapelain, chevalier, va de Tours, où était l'armée du Dauphin, à Blois et à Orléans, avec mission de faire faire des cordes pour ses arbalétriers turquois (id., 28, p. 2105); en décembre suivant, Sanche Gassies et d'autres capitaines d'arbalétriers figurent au siège de Tours (Archives, K 59, n^' 20 **-^.
■ 1418 clsiiiv. l'administration nu dauphin,
débarqua en France; udp nouvelle armée arriva au commcn meatdeyi'il. Ed 14"22, ua renfort de gens d' aimes lombards \ grossir l'armée du Dauphin. On lui a fait un reproche ' d'a^ eu recours à dea troupes (étrangères. Mais la prolongation la lutte, soutenue à la fois contre les Anglais et contre fioui^ignons, et l'épuisement du royaume, dont la DoblessE fournissait plus , malgré des appela réitérés , aux besoins la défense, rendaient cette mesure inévitable. Que fût-il ad nu si le Bauphin n'eût pas obtenu ces contingents écossais lui permirent de faire face à de si puissants adversaires el remporter à fiaugé une éclatante victoire?
C'est peut-être encore par une nécessité de la situation i fut constitué un corps d'élite , composé d'archers écossais , chargé de la garde de la personne du prince. L'expérience passé avait appris aux conseillers du Dauphin que tous moyens pouvaient être mis au service de l'ambition et dt haine, et les circonstances leur imposaient le devoir de vei avec im soin jaloux sur la sécurité de leur jeune maître. Q qu'il en soit, dès le 5 octobre 1418, Jean Stuart, « escuier pais d'Escoce, cappitaine d'archiers du dit païs, » décla devant la u court du seel » étant à Niort avoir reçu de M Héron, trésorier des guerres, la somme de 102 livres 10 si tournois, sur ses^ages et ceux de onze archers de sa compag employés contre les Anglais, « en la compaignie et soub: gouvernement de monseigneur le Dauphin et lieutenant ge rai , du nombre et retenue de cent archiers par lui orden au dit cappitaine pour la dicte cause '. » Le 22 novembre f vant, par lettres données à Loches, Charles retenait à service Michel de Normanville, écuyer, capitaine d"arcl écossais, pour le servir, avec cent archers, à raison de vi &ancs par mois pour lui, et les gages accoutumés pour gens. Était-ce là la garde écossaise? au moins c'en étai germe. Le 24 avril !419, Guillaume Bel, écuyer du pays d cosse, recevait les g^es des treize écuyers de sa cornpa^
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faisant partie des Écossais «ordonnés en la compaignie et soubz le commandement de monseigneur le Régent, au nombre et retenue de trente hommes d'armes et quatre-vingts archiers *. » En mai suivant; Thomas de Seton, écuyer du pays d'Ecosse, avait sous ses ordres vingt-sept hommes d'armes et cent vingttrois archers*, et recevait cinquante francs par mois pour « Testât de sa personne '. » Nous voyons par une quittance de Seton, en date du 8 juin 1419, qu'il était capitaine de vingt-sept hommes d'armes et cent archers à cheval, employés « tant pour accompaignier monseigneur le Régent, pour la seurté de sa personne, » que pour servir le Roi et le Régent contre les Anglais *. Thomas de Seton est désigné dans les compta de l'écurie parmi ceux qui « chevauchent après monseigneur le Régent ; » il reçut un cheval pendant la campagne de Languedoc*, et ne tarda pas à être promu à la charge d'écuyer d'écurie •. Par lettres du 9 mars 1420, le Dauphin ordonnait de payer neuf cents livres tournois à Marc Balize,- écuyer écossais, pour l'état de sa personne et les gages des gens à lui ordonnés, au nombre de quatre-vingts hommes d'armes et cent hommes de trait ^ En avril 1420, André Baventin, écuyer du pays d'Ecosse, était employé « entour monseigneur le Régent à la garde et seurté de sa personne *. »
Mais, indépendamment de sa garde écossaisse, le Dauphin eut d'autres gens de guerre attachés à sa personne. Pendant son voyage du midi , il avait vingt-cinq arbalétriers à cheval