Comptes de Véeurie. Archives, KK 53, f
3. Mem, ihid., f. 72. — Huguet de Chillou, marchand à Poitiers, donne, le 14 mai 1421, quittance de cette somme, employée à la confection de certaines huques aux trois couleurs, « le^elles mon dit seigneur a ordonné estre foictes pour les gens d*armes ordonnés pour la garde de son corps. » M., ibid., f. 86 v» et 95.
4. Par lettres du 30 mai 1421, le Dauphin ordonnait de payer à Pierre Frotier la somme de 5,340 1. t., pour lui et les gens de sa retenue employés à la garde de la personne du prince : « Qui sont, dit la quittance où ces lettres sont visées, en paies d'hommes d*armes au feur de xxx s. t. pour cbascune paye, desservis et à desservir à la garde et seurté de la personne de mondit seigneur le Régent, en la compagnie de Pierre Frotier, premier escaier de corps et maistre de Tescuierie de mondit seigneur le Régent. > Glairambault, 112, p. 8723. Cf. quittance du 8 jum 1421, id„ ibid.
5. Clairambault, /. c; Archives, RK 53, f. 76 vo, 77, et 123.
6. Le P. Anselme, Histoire généalogique, t. VIII, p. 131. — Le 8 jum 1421, à Tours, on livra à Pierre Bessonneau, maître de Tartillerie, des pièces d'artillerie pour le siège de BoisrufGn. Archives de Tours, Registres des délibérations, vol I, part. v.
7. 11 se nommait Pierre Caresme. Lettres du 7 janvier 1422, données à la relation de Charles de Bourbon. Id., ibid.
8. Voir deux inventaires a des arbalestes, traits, artilleries, canons, lances et autres abiOemens de guerre » se trouvant au château de Blois, en date des 16 avril 1418 et
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Par malheur, les faits qui déjà, sous le pouvoir incertain de Charles VI, avaient donné lieu à de si nombreuses plaintes, no manquèrent pas de se produire : les désordres des gens de guerre vinrent compliquer la situation, et les populations en arrivèrent à redouter, presque autant que les ennemis, les gens de guerre du Dauphin et surtout les auxiliaires étrangers *. A la faveur de l'anarchie qui régnait presque partout, des bandes d'hommes armés se réunissaient et opéraient pour leiu* propre compte*. En août 1420, des a gens d'armes et de compagnie, » soies ombre des Anglais, tentèrent d'occuper les forteresses du Poitou qui n'étaient point en état de défense '. Des plaintes s'élevaient de toutes parts relativement aux déprédations exercées par les gens du Dauphin, et en particulier par les Écossais, qui faisaient preuve de la plus entière indiscipline. En juin 1422 , les habitants de Tours s'adressèrent au bailli d'Avaugour pour lui « remonstrer les maux commis par les gens d'armes tant d'Escosse que d'ailleurs, qui pillent, robent, rançonnent, prennent prisonniers hommes et femmes, emmènent les bestes et beufs, » etc. Le bailli se borna à répondre que , « en tant que touche les grans maulx et inconveniens que font lesdictes gens d'armes , il luy en desplaisoil bien, et que ce n'estoit pas seulement en Toiuraine, mais partout ailleurs , et que monseigneur le Régent , pour le présent, ney pouvoit pourveoir, mais que du tout il escriproit
2 mars 1422, publiés dans la Revue des Sociétés savantes, année 1861 (4* série, L V), p. 311-316. Cf. Pièces originales, 1586 : Josteron. — Le 15 mai 1421, un marché est passé avec maître Jean Thibaut, maître des œuvres du Dauphin au pays de Touraine, pour faire « deuz engins nommés et appelez Loyllars (catapultes destinés à lancer de grosses pierres), l'un d'iceulx portant cccc livres poisanl, et l'autre ccc livres poisant b Ai'chives de Tours, Registres des Comptes, vol. XVlll, cité par M. de Grandmaison, Documents sur les arts en Touraine, p. 124.
1. « En deffault de c«ulx dont on se devroit aider, dit Alain Chartier, a fallu prendre ceulx qu'on a peu finer, et faire sa guerre de gens acquis par dons et par prières, au lieu de ceulx que leur devoir et leaulté y semonnoit. , Si est faicte la guerre par gens sans terre et sans maisons, ou la graigneur part, que nécessité a contrains de vivre sur autruy. Et nostre besoing nous a convaincus à le souffrir. » Quadrilogue invectif, p. 447.
2. <c A bien enquérir, dit encore Alain Chartier, il sera trouvé que gens de peuple et de bas estât se mettent sus soubz le nom d'armes, et sont coulpables de ces horribles excès, y» Quadrilogue invectif, p. 427.