Marj^erite d* Armagnac, sœur du connétable
i. Il était fils de Carlo Viscooti et de Béatrix d'Armagnac, surnommée la gaye Armagnageoise. — Cette lettre se trouve en copie moderne dans la collection Doal, vol. IX, f. 295.
tousjours tenu toutes raisonnables manières et mis Dieu et raison de nostre part, à nostre povoir, en ce qui touche le débat contre le Roy d'Angleterre, ancien adversaire de mon dit seigneur, neantmoins le dessus dit adversaire se est mis sus en armes et en puissance, ei venu mettre siège devant la ville de Caen, pour grever la seigneurie de mon dit seigneur et ses loiaulx subgiez. A laquelle entreprise mon dit seigneur et nous, voulans résister de tout nostre povoir, avons en entencion de nous mettre sus en armes sur les champs en noz personnes, et assembler avecques nous le plus grant nombre des subgiez, vassaulx, alliez et bien vueillans de mon dit seigneur et de nous. Si vous prions et neantmoins mandons que incontinent et sans delay vous mettez sus toute telle compaignie de gens que vous avez acoustumé d*envoier vers mon dit seigneur quant il chevauche sus en armes, armez, ordonnez et abillez souffisamment, et ainsi qu'il vous escript. Et en ce ne mettez aucune dilacion, si chier que vous desirez faire plaisir à mon dit seigneur et à nous, et que vous doublez nous desplaire. Chiers et bien amez, Nostre Seigneur soit garde de vous.
Escript à Paris, le xvi« jour de septembre.
CHARLES
Alun*.
Le Dauphin à Jean de Mareuil
26 janvier U18.
A nostre amé et féal conseilliez et maistre de la Chambre des comptes de nostre pays du Dauphiné, maistre Jehan de Marueil.
Db par le Daulphin de Viennois, duc de Tourainb et de Bekrt
et conte de poitou.
Nostre amé et féal, nous avons sceu que les monnoyes de nostre pays du Dauphiné ne sont pas de tel prouffit et revenue comme ilz souloient, dont nous nous donnons grant merveille et n'en sommes pas bien contons, attendu que les monnoyes de Monseigneur par deçà ont besoingné très fort, et lui en vient très grant prouffit. Pourquoy nous vous mandons et expressément epjoignoas que sur
1. Original sur papier, fragment de sceau ea dre rouge. Archives de Tournai. — Coumuniquë par M. Armand d*Herbomez.
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ycelles noz monnoyes, selon Tadvis des gens de nostre conseil estàns par delà et du vostre, faites tellement et si diligemment pourveoir et besoingnier que nous nous en appercevions, et en telle manière que ceulx qui ont le gouvernement des dictes monnoyes n*en puissent en aucune manière estre reprins de négligence. Nostre amé et féal, Nostre Seigneur vous ait en sa saincte garde. Ëscript à Paris le xxvi° jour de janvier.
CHARLES
GOSSBT*.
Jean Caille aux oonseillera de la ville de Ljon
15 juin U18.
A mes très ohiers seigneurs mes seigneurs les conseiUiours de la ville
de Lyon,
Très chiers et honourés seigneurs, je me recommande à vous tant a séries come je puis, et vous pleisse savoir que mon seigneur le Daufin est pour le présent à Bourges, lequel, comme Ton dit, a grant nombre de gens d*armes, quar tant environ Paris come en sa compagnie, il a bien un"» bomes d*armes de Testa de Monseigneur. Pleisse vous savoir que dernièrement que mon dit seigneur estoit ou pont de Charenton, monseigneur le cardinal de Seint Marc vint à ly et ly dit que pour Dieu y voussit entendre aU bien de paix, non ostant l'inconvénient de la ville de Paris. Et sur ce repondit qu'il estoit tous près, ne james n'avoit failly d'y entendre, non ostant que soubz ombre de paix la trayison avoit esté fecte, don il estoit moût dolant et courroussiés. Dit plus par ceste manière : « Je scay bien qui faront fere à Monseigneur tout ce qu'il « voudront, et quant au regart du governemant je suis contans que a Monseigneur y commecte come bon ly senblera; toutefoys soyent « avisés seux qui baront la charge come y governeront, quar sans « faute une foys nous rendront contre [sic], » Si vous sertifie gue mon dit seigneur est tous délibéré, pour obier es grans inconveniensque sont sourvenusetpouroient plus sourvenir pour cause de debas, et ausy ayant regart au Roy d'Englaterre qui grève de jour en jour le royaume, de mander et mande deisja tous nous seigneurs