‹ Histoire de Charles VII (volume 2)Chapitre 337 sur 362 · Copie da temps. Archives de Grenoble, B 2824, f. 8i · texte numérisé non relu

Copie da temps. Archives de Grenoble, B 2824, f. 8i

de sont sauc et tous barons, etc., comme la Royne de Gesile et ses enfans, les dus de Bretagnie, de Savoie, d'Alanson, les comte de Foys et meins autres pour aviser et mètre fin en cest dolouroux débat ; et sans faute est de propos de tenir et acomplir tout ce que par heux sera avisé et conclus, combien que Ton dit que son entente n'est point de soit tenir à Paris, mes vuet vivre en ses pays et visiter ses seignouries, et, comme je enlans, vuet avoir le governement de Lengadoc et le payis de Lyonnoys, et ne foys point doucle que aucun tractié ne se mecte ; et sur ce sont mandés tous nous dis seigneurs, à toute lur poissance. Le comte de Foys et le seigneur de Larbrat bont envoyé à ly, et les seigneurs d'Auvernie, pour ly offrir que sont tous près de le servir; et sont partis les messages pour les aler avancier. Et vous sertifie que les trois estas d'Auvernie sont assamblés à Monferrant pour aviser au fet du payis; et pari aujourduy messire Jehan de Langiac et un des gens du conseil de mon dit seigneur pour aler à heux, pour lur dire la volunlé que monseigneur le Daufin a propoussé de tenir. Et tout ce je vous sertifie , mes très chiers seigneurs. Monseigneur escript présentement à monseigneur le bailly et de la Faiete, et à vous, lettres clouses et patantes, es quex j'ai escript ne vous escripre; mes le chevauchour a oblié ma lettre; dont je suis bien doutant. Si vous sertifie que mon dit seigneur a grant confiance en la ville et de tout le payis. Si vous suppli que vuilliez aviser en ce que mon dit seigneur vous escript es chouses espediens à fere, quar pour le présent est à point. Et vous avise d'une paroUe que monseigneur le Daufin dit à monseigneur de Vertus à Gien sur Loire, parlant du débat de cest royaume en ce^te manière : « Monseigneur et nous « verrons meintenant la bonne volunté de nous sugés et vrays « obeissans. » Si vous sertifie que c'est un seigneui* de très grant cuer, et que incontinant qu'il a dit une chouse la vuet maintenir. Mes très chiers seigneurs, vuilliez savoir que le payis de Vellay, comme le Puy, etc., de par les estas dudit payis, hont envoyé à mon dit seigneur pour ly ouffrir que sont près de obeyir à ly . Pleisse vous savoir que il a esté dit en plein conseil que la ville de Lion et le payis c'estoit tournés, dont checon fut bien esbayis. Si le me fut dit; et sur ce je escussey la ville, etc. Mes je vous suppli que ce que vous fareis, vous fectes pour grant et meure deliberacion. Et me samble, à courrection parlant, que vous avés à rescripre à mon seigneur le Daufin, avant que procedissiés autremant, la cause il a vouluni^ de de mètre gens au Daufiné, ce besoin fet, etc. Ses chouses dessus

VOUS escrips pour bien aviser, quar je croy que n'et homme qui sache au vray corne la chouse ce pourtera, pour ce que le seigneur est joune et si vist : Cet un, etc. Mes seigneurs, j'ai esté à Orliens, et par le moyent maistre Guillaume Gusinot, qui bien ayfne la ville et est chancellier de monseigneur d'Orliens, ai faicte la reverranse à monseigneur de Vertus, comme par ses lettres, que vous envoyé, puet apparoir. De novioux de Paris, l'on dit que tous le jours il pillient les uns les autres, ausy d'un'costel que d'autre, et tuent gens, ne per deffences ne autrement ne si puet remédier. Monseigneur trame t son ayraut (héraut) ou Roy, sur quoy je ne say. L'on atant les anbessours de Paris, que l'on dit que doyvent venir. Autre chouse ne vous escrips, mes je prie au benoit filz de Dieu que vous doint ce que dessirés, à son benoit servis. Escript à Bourges le xv® jour de juing.

Le tout votre, Jehan Caille, esleu à Lion.

Pour ce que vous avoye rescrip de vous fere savoir Testa par mes

lettres signés de mon seing manuel, j'ai signé cestes presantes,

en vous sertifiant le continu en ycellez, le jour dessus escript, Fan

mil ini*' et xvm.

J. Caille*.

Philippe de Bonnay, sénéohal de Lyon, aux habitants de Lyon

17 juin 1418.

A mes très chers frères et grans amys les conseiUiers, bourgoys et habitans de la bonne ville de Lyon.

Très chers frères et grands amys, je me recomande à vous par moult de foiz. Plaise vous savoir que ung chevaucheur de monseigneur le Dauphin , appelle Guillemin Lescuyer, lequel partit de Bourges lundi après disner, dit de certain que monseigneur le Dauphin a de présent plus de xv mille chevaux, et fait moult granl mandement de toutes pars. Et monseigneur de Vertuz est aillyez avecques lui *, et si dévoient avoir arriéres monseigneur de Cler-

1. Original sur papier, Archives de Lyon, AA 84. — M. J. Vaesen, archiviste de la ville de Lyon, a bien voulu revoir el coûationner avec soin, sur les originaux, tous les textes tirés des riches archives dont il a la garde.

2. Le comte de Vertus n*avait pas tardé à être informé de ce qui s'était passé dans la nuit du 28 au 29 mai. Le 30, Herment Larchier, sergent d'Orléans, recevait du receveur général du duc d'Oriéans soixante sous tournois, « pour aler présentement et haslivement, par le commandement et ordonnance de Monseigneur le comte de Vertus, d'Orliens à Meleun devers Nicole Noël, Heutenani du bailli dudit lieu de Melun et bailli de mon dit

mont *, car ilz avoient deffié le seigneur de la Tremoille de feu et de sang. Et si a moult bien estably , de bonnes gens d*armes et de gens de trait, Melun, et Meaulx de iii<^ hommes d'armes et d'autant de Irait, chascun par so3% et tous les passaiges de la rivière de Loyre estably que nulz vivres ne entrent à Paris. Et dit que ambaxeurs de Paris, cardinaulx et autres, viennent devers lui, et qu'ilz lui ont desja envoyé sa cusine, ses robes et chevaux, et son estât et argent, et que la ville de Paris se reppent moult fort de ce qu'elle a fait, et plusieurs autres choses très grans et notables, la Dieu mercy. Et soyez certains qu'en la foy que je tiens de Dieu, je ne vous vouldroye avoir menti de cecy ne d'autres choses; et pour que je scey que vous estez bien approchez d'aucuns , vous rescrips tout cecy, afin, pour Dieu, que le bon renom que avez eu vous ne perdez pas par fol conseil. Et aussi que je ne seroye pas pardonné seje ne vous mandoye toute vérité. Et soyez certains que j'ay veu et lysu les lettres et mandement que monseigneur le Dalphin escript à messire Guillaume de Melun et aussi à maistre Guillaume de Champeaux, pareillement cestes nouvelles. Et monseigneur de Vertuz ala lui mesme parler au seigneur de la Tremoille, et le lundi le prevost se partit pour l'aler quérir. Et s'il ne le baille, monseigneur le Dauphin lui fera guerre de feu et de sang. Et dit que monseigneur de Bourgongne ne vient point à Paris, et de Savoye tous ceulx qui ont fait cecy, et qu'il veult tenir le traictié qui a esté parlé. Et pour ce que je n'oseroye demourer à Lyon, pour la morie qui y est, et que Dieu mercy vous n'avez garde de personne du monde, se vous voulez garder voz loyaultez, je vueil aler devers mon dit seigneur pour savoir sa voulenté. Sy vouldroye bien savoir si vostre vouloir et voulenté est point de y envoyer personne du monde, afin de lui esclarsir vostre bon vouloir en ma compaignie, et autmoins que m'envoyessiez en ceste ville personne d'estat des vostres, à qui je puisse parler plus aplein. Et saichez que Barbazen et Lanugotsont dedens Sanserre et ville et chastel, et ont tué tous ceulx qui estoyent dedens, pour ce qu'ilz les voulôyent bailUer es ennemis du Roy. Lesquelx ennemis tenoyent assigé le capitaine, mais ma dame a bouté les gens du Roy et de monseigneur le Dauphin dedens le chastel

seigneur à Brye Conte Robert, pour enquérir au vray ou estoit Monseigneur le Daolphin et quel chemin il tenoit après ce qu*il estoit parti de Paris, quant les Bourguignons furent mis dedans, et de tout rapporter la response audit lieu d'Orliens par devers Monseigneur^ de Vertus, ou ailleurs ou qu'il soit pour le fait de Monseigneur le duc. » Piècez ùrigMa^ 2118: Noël, n« 48121.

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